Salut les amis
Je m’en vais vous conter une jolie histoire.
Mercredi dernier (14 mai), profs, atoss, parents d’élèves... du département de la Vienne, nous étions donné rendez-vous devant l’Inspection Académique, à Poitiers, pour manifester, une fois de plus, notre désaccord avec les réformes que le gouvernement est en train d’essayer de nous imposer.
Rassemblement bon enfant. Pour vous donner le ton, mes collègues et moi (de mon collège) nous étions fabriqué des bonnets d’âne. Nous étions carrément ridicules, mais nous sommes prêts à l’être si ça peut faire passer le message.
Bref, nous voilà dans les locaux de l’inspection, bien décidés à avoir une entrevue avec l’inspecteur d’académie. Tournée des étages au son de "RAFFARIN FERRY CA SUFFIT/L’EDUCATION RESTERA NATIONALE", devant des secrétaires plutôt souriantes. Arrivés à l’étage du grand chef (l’IA), nous trouvons porte close. Apparemment, le monsieur ne souhaite pas discuter.
Dans notre élan, nous décidons d’occuper les locaux de l’Inspection, jusqu’à ce que le grand manitou accepte de nous recevoir. L’occupation s’organise. A midi, les employés sortent. Nous barricadons les portes. Un pic nique s’organise dans l’entrée.
13 heures : des cris. Les flics ! Les flics !
Une horde de policiers fait soudain irruption dans les locaux. 2 collègues (l’un des 2 était accompagné de son fils de 14 ans) sont immédiatement et violemment embarqués. C’est la panique dans la petite entrée. Un petit garçon hurle. Une femme fait une crise de tétanie. Elle est aussitôt saisie par 2 flics et balancée dehors. Les collègues (dont je fais partie) qui avaient réussi à sortir, apprenant l’arrestation, décident de re-rentrer dans l’inspection. Nous sommes tous là. LIBEREZ NOS CAMARADES ! LIBEREZ NOS CAMARADES ! Les flics en lachent un et nous ordonnent de sortir. ET L’AUTRE ? LIBEREZ LE AUSSI OU ON NE BOUGERA PAS ! ! Et là, ça devient n’importe quoi.
Les flics commencent à nous virer les uns après les autres, manu militari.
Un flic de chaque côté, m’écrabouillant les bras, je me fais dégager. L’un d’eux me colle un coup dans la gueule, me blessant la lèvre.
D’autres collègues se prennent des coups de matraque. Ca court, ça hurle, ça pleure.
Tout ça est très violent. Dehors, les employés de l’inspection et même certains flics ( ! !) sont médusés par cette intervention. Un vieux flic, qui a fait toutes les manifs et toutes les occupations à Poitiers nous dit qu’il n’a jamais vu ça. Aucune sommation avant d’intervenir. Et brutalité gratuite, puisqu’il n’y a pas eu de résistance de notre part ! !
C’est bien la politique du coup de poing dans la gueule. Vous voulez parler, on vous ferme la porte. Vous voulez manifester, on vous casse la gueule.
Raffarin, Fillon, Ferry manipulent les mots et les informations.Ils prétendent que seule une petite minorité de Français résistent. C’est faux !
60% des Français soutiennent les actions des fonctionnaires. Il faut que ces 60% expriment leur résistance à la politique réactionniare et aux méthodes fascistes du gouvernement Raffarin. Il y a urgence.
La bête est revenue.
Faites passer ce message à tous ceux que vous connaissez. Vous même, si vous avez connaissance d’évènements de ce type, faites circuler l’info ! !
Delphine T.- prof des écoles- SEGPA collège Jean Moulin- Poitiers