- hacktivst news service -
[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 16:53
[dépêches]
FRANCE CHÔMAGE - PRÉCARITÉ

Tolbiac en grève reconductible depuis le 12 mai
INFOS DE RASSEMBLEMENT, TRACTS, ET PLUS BIEN ENCORE...

Tolbiac en grève reconductible depuis le 12
Si la question des retraites est au coeur de la mobilisation et nous concernent tous, les réformes de l‚université et de l‚enseignement doivent être mises en avant. Ces réformes visent les privatisation du service d‚éducation, en ce qu’il est désormais envisager comme un marché mondial ouvert à la concurrence.
Nous avons une autre vision des missions de l’université,de l’école et de la solidarité. Alors que les gouvernements veulent faire passer un véritable choix de société, il est tant de se mobiliser toutes et tous ensembles, pour contrer ces réformes.
Ferry tu ne couleras pas le navire
Contre la casse du service publique d’éducation !
A l’université, régionalisation et concurence, disparition des diplômes nationaux :
Le projet de loi sur l’autonomie des universités, soumis au CNESER lundi 19 mai, prévoit
- la création de grands pôles de formation régionaux à vocation internationale qui regrouperaient les universités, les écoles, les centres de formations régionaux par des services communs, notamment avec les régions, voire des fusions. Les universités de moins de 15000 étudiants, jugées non rentables sont invitées à fusionner (discour de L. Ferry).
- la direction de ces établissements renforce l’oligarchie « patrons, région, professeurs », le projet prévoit un conseil stratégique pour ce prononcer sur les orientations de recherche et de formations
- Concernant les emplois, les crédits de l’Etat ne porteront pas sur le nombre de postes de fonctionnaires mais constitueraient une enveloppe assortie d’un simple plafond. Libre aux établissements d’ouvrir des emplois de fonctionnaires ou de leur préférer des contractuels.
- le critère de répartition est celui des « orientations stratégiques fixées par l’Etat », la référence à la carte des formations supérieures disparait Retrait de l’avant projet de loi sur l’autonomie des universités fiches téléchargeables sur http://universite.enlutte.free.fr/pdt/fichesministeressurloiautonomie.pdf La disparition de la référence à la carte des formations n’est pas étonnante, avec les réformes LMD, les diplômes nationaux n’existeront plus ! Chaque université pourra proposer ses parcours de formations en concurrence avec les autres.
Les points ECTS seront capitalisés pour mieux s’intégrer à la formation tout au long de la vie. Cette réforme remet en cause les grilles salariales garanties dans les conventions collectives. Elle est appliquée université par univesité.
Abrogation des décrets ECTS-LMD
Dissolution immédiate des commissions LMD à Paris 1
Dans le secondaire, décentralisation et licenciements :
De nombreux établissements primaires et secondaires rejoignent le mouvement de grève reconductible dans l’éducation.
Le projet de décentralisation envisage de transférer tous les personnels techniques, médicaux et d’orientation aux collectivités territoriales et cela alors que le transfert des moyens nécessaires n’est pas assurer. Aucun transfert de personnels fonctionnaires de l’Etat aux collectivités territoriales.
Le statut des étudiants-surveillants (MI-SE) recrutés sur critères sociaux, bénéficiant de conditions de travail adaptés à la poursuite d’études est supprimé et 5600 emplois jeunes sont licenciés.
Maintien du statut des MI-SE
Aucun licenciement d’emplois jeunes :
titularisation sans condition
Pour tous les fonctionnaires, une privatisation des emplois :
Le rapport du Conseil d’Etat estime qu’il est temps pour la fonction publique de s’adapter à la « concurrence du marché mondial »(p250). Il préconise ainsi de faire passer les fonctionnaires au régime de droit privé pour une « efficacité accrue », à l’exception notable de ceux qui exercent les fonctions régaliennes de l’Etat (flics, juges, militaires et hauts fonctionnaires) (p320).
Le rapport propose des mesures comme la remise en cause du recrutement par concours remplacé par une contratualisation.
La flexibilité se fera au prix des licenciements.
http://www.conseil-etat.fr/rapport/ http://www.ladocumentationfrancaise.fr/brp/ Fillon doit battre en retraite : 37,5 pour tous ! !
On prévoit une augmentation du nombre de retraités par cotisant :
aujourd’hui 10 actifs cotisent pour 4 retraités, en 2040 ils devront cotiser pour 7 retraités. La principale cause de cette évolution est l’allongement de l’espérance de vie. Une réforme semble donc nécessaire mais laquelle ? Le plan Fillon et ces conséquences :
Le projet Fillon propose un allongement de la durée de cotisation (jusqu’à 42 ans pour tous en 2020), une baisse du niveau des pensions et le maintien du taux de cotisation.

Chaque annuité manquante donne lieu à une diminution de la retraite versée. Compte tenu de l’âge moyen d’entrée dans le travail et de la précarité et des licenciements qui ne cessent d’augmenter, le niveau des pensions n’assurera pas un niveau de vie décent.

Pour y parer, le plan prévoit un dispositif de capitalisation individuel. Cette solution ne ferait qu’augmenter les inégalités puisque les petits salaires ne permettent pas de d’épargner.
Une autre réforme est possible :
37,5 annuités pour tous public-privé :
retrait du plan Fillon-Raffarin
abrogation des mesures Balladur
Abrogation de la loi Fabius sur l’épargne retraite
75% minimum du meilleur salaire,
pas de retraite en dessous du SMIC,
indexation des retraites sur les salaires

Le financement de ces mesures conduirait à augmenter le taux de cotisations sociales d’environ 7 points du PIB d’ici 2040 (sur les 40 dernières années l’augmentation a été de 20 points), soit une augmentation de 0,37% par an. L’effet sur la compétitivité des entreprises serait nul si elle était compensée par une baisse des dividendes.
La mobilisation à Paris 1 et la question des partiels
Les salariés de l’université et les profs lorsqu’ils font grève mettent en jeu leur paie. Les étudiants n’ont pas ce souci là (du moins ceux qui ne sont pas salariés à coté). Par contre, en pleine période de partiels, nous risquons de perdre ni plus ni moins que notre année. Voilà pourquoi, pour permettre à chacun de pouvoir exercer son droit de faire grève, nous demandons l’ANNULATION SANS CONDITION DES EXAMENS. Des profs, grévistes ou non, nous soutiennent déjà dans cette action, imitant ainsi leur collègues du secondaire qui ont annoncé qu’ils boycotteraient le Bac.
Déjà à Tolbiac, nous avons réussi à annuler trois partiels vendredi et samedi.
Maintenant, la vrai question n’est pas de savoir si l’on veut avoir des partiels ou non alors que nous sommes en train de passer des diplômes qui n’auront plus aucune valeur l’année prochaine (cf. réforme ECTS-LMD), mais bien de savoir si nous allons accepter passivement les réformes anti-sociales du gouvernement.
A chacun de faire son choix, MAIS EN TOUTE LIBERTE.

Et lundi 19 mai
Assemblée générale des IATOSS et enseignents
9h Salle des conseils
Assemblée générale tous ensemble 11h à Tolbiac
Manifestation à Denfert-Rochereau
Rassemblement devant le CNESER à 13h30


Source/auteur : comité de grève de Paris 1 (Tolbiac)
Mis en ligne le lundi 19 mai 2003, par Arno
La communication alternative c'est pas de la tarte ! Voulez-vous donc y participer ?
[samizdat]  Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL