Bibliothèque nationale de France
FACE AU MEPRIS : GREVE GENERALE
16e jour de grève
Hier, une nouvelle fois, plus d’un million de personnes ont manifesté dans toute la France pour exiger le retrait du plan Fillon.
Quand le gouvernement dit qu’il n’y a pas d’autres choix, il ment !
Pour financer les retraites, l’argent existe. Il suffit de quelques chiffres pour s’en convaincre : aujourd’hui les cotisations payées par les patrons représentent 43% des ressources de la Sécurité Sociale. Cette part était de 54% en 1989. En 14 ans, la contribution patronale a donc baissé de 11% alors que le PIB ne fait qu’augmenter (il a doublé en quarante ans). Alors que le pays s’enrichit, on nous demande de sacrifier une part toujours plus importante de notre pouvoir d’achat et de notre sécurité ( santé, éducation, retraites...) Pourtant, une augmentation de la contribution patronale permettrait le maintien des 37,5 annuités pour tous. Cela ne coûterait que 4,5 milliards d’euros par an, c’est-à-dire moins d’un quart des exonérations annuelles de cotisations patronales (19,5 milliards d’euros par an).
Les enjeux nous concernent tous (privé comme public) c’est pourquoi, il faut se mobiliser immédiatement et massivement pour montrer à ce gouvernement que nous refusons sa politique dictée par le MEDEF.
A la BNF, ce matin, deux assemblées générales organisées l’une à Tolbiac, l’autre à Richelieu ont reconduit la grève. Nous vous appelons à nous rejoindre dans le mouvement et à cesser le travail.
Assemblée générale Vendredi 30 mai Hall ouest/9h30
CGT CNT FSU SUD UNSA