Aujourd’hui, suite à l’attque commando menée contre le siège social de l’entreprise à Rouen lundi dernier, les Mossley ont repris les négociations, dans de meilleures conditions. A l’issue d’une journée de discussion entre délégués syndicaux et patrons, ils sont arrivé à la proposition suivante :
80 000 F d’indemnités de licenciements, qui viennent s’ajouter aux primes normales (soit environ 18 000 F pour 30 ans de carrière). Ces indemnités sont hypothéquées sur le stock et les machines, ce qui garantit leur payement. Elles seraient versées en trois tranches.
Jusqu’à 25 reclassements, en fonction d’aides variées qui pourraient être attribuées.
Le financement d’une cellule de reclassement pendant un an (2000 F / salarié de la part de Mossley-Badin et 7000 / salarié de la part de l’état)
Une aide psychologique et médicale pendant un an [apparemement, c’est une première. Après les licenciements massifs, les dépressions, les divorces et les suicides sont courants. Mais on ne le répétera jamais assez, psychologue = flic.]
Les poursuites judiciaires engagées contre deux salariés sont retirées. En échanges de quoi les poursuites engagées contre l’entreprise Mossley
Ce soir à la filature, la lecture des propositions n’a pas soulevée un tonnerre d’applaudissements, c’est le moins qu’on puisse dire. Certaines formulations techniques (notamment sur les reclassements) ne sont pas de la plus grande clarté et on sucité des interrogations. La position des délégués du personnel, qui ne sont pas prononcés sur le fond, n’est pas apparue de manière manifeste. Ils ont simplement posé l’alternative suivante :
soit signer le plan en l’état et se contenter de maintenir l’occupation de manière douce pour vérifier la bonne execution du plan social ;
soit poursuivre la lutte pour atteindre de meilleurs propositions (123 reclassements et une prime plus importante).
Sur la deuxième option, les délégués sont précié clairement : pousruivre la lutte, ça veut dire que le nombre d’ouvriers présents sur le site chaque jour doit être plus important, notamment le week-end, donc la rotation des tâches et des permanences mieux assurée, de manière à éviter l’épuisement d’une lutte qui tend, comme c’est souvent le cas, à reposer sur quelques épaules, sur quelques personnes guetées par l’épuisement.
Les salariées et salariés sont iinvités à se prononcer sur le plan social lundi, par un vote à bulletin secret. Ils en ont reçu une photocopie ce soir. Le week-end leur permettra d’y réfléchir et d’en discuter.
La lutte est donc a un tournant. Les messages de soutien reçus jusqu’ici ont montré que les Mossley, avec leur détermination et leurs actions coup-de-poing, constituaient un exemple pour les luttes à venir. Plus que jamais, les soutiens sont indispensables. Faites connâitre la lutte des Mossley et adressez leurs des messages de soutien.
Samedi 1er septembre 2001
Nicolas