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> SALARIÉ(E)S
Grève générale : maintenant ou jamais
2003-05-29_CP-greve
Confédération nationale du travail
Secrétariat relations médias
medias@cnt-f.org
tél: 06 78 34 12 33
http://cnt-f.org/
Communiqué de presse 29 mai 2003
Grève générale,
maintenant ou jamais
Les 2 et 3 juin, de nouveaux secteurs devraient rejoindre la grève
générale. Ce début de semaine sera déterminant
dans la lutte contre la liquidation des retraites.
Ce qui se joue maintenant, derrière l'arrogance
du patronat, le mépris affiché du gouvernement, derrière
les discours trompeurs, c'est la pérennité du système
par répartition. En limiter l'accès, le rendre insuffisant
à une vie digne, c'est signer sa mort face aux intérêts
financiers. Augmenter le nombre d'annuités nécessaires à
la retraite dans un contexte de chômage de masse, c'est clairement
empêcher de nombreux retraités de toucher des indemnisations
à taux plein. Abaisser le remboursement de nombreux médicaments
et de soins, c'est limiter l'accès de tous à la santé.
Durcir les conditions d'accès au chômage, c'est livrer à
la misère ou à la charité publique les sans-emploi les
plus fragiles. C'est un choix de société idéologique,
celui du grand patronat, ce n'est pas le nôtre.
Les attaques n'ont jamais été aussi
précises ni aussi virulentes. Depuis deux mois, certains,
en particulier dans l'Education, sont en lutte. Face aux enjeux, cela reste
insuffisant. Le mouvement doit maintenant s'élargir massivement, l'échéance
des 2 et 3 juin sera déterminante. L'importance de notre mouvement
dépasse tous les intérêts catégoriels, dépasse
même la situation des travailleurs en France. Aujourd'hui, Louis
Gallois rassure les agents SNCF, prétendant que la réforme
ne les concerne pas : s'ils restent en-dehors de la lutte maintenant, ils
seront seuls, demain, lorsque leur régime sera démantelé.
Nous appelons tous les travailleurs, les salariés,
de toutes les catégories, public, privé, à se mettre
en grève jusqu'à satisfaction immédiate de nos revendications
de base :
- la retraite à 37,5 années de cotisation pour tous,
public et privé, et moins, entre autres, pour les métiers
physiquement éprouvant ;
- le retrait du projet de décentralisation de la fonction publique,
qui vise d'une part à casser l'unité du service public, d'autre
part à en entamer la privatisation progressive ;
- la fin des suppressions d'emploi massives dans le public et le privé,
qui, en particulier, permettent la précarisation accélérée
de nombreux travailleurs et fragilisent leurs conditions d'existence.
Les assemblées générales de lutte devront permettre
de dégager d'autres pistes revendicatives à moyen terme, en
particulier concernant le régime par répartition.
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Source/auteur : CNT bureau confédéral
Mis en ligne le vendredi 30 mai 2003, par médias
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