16h20 gare d’Annemasse :
Alors, que la tous le monde avait payé son billet, des flics sont en train de bloquer le départ d’un train devant partir pour Genève, en vue d’une manifestation pacifique (concernant la marchandisation de l’eau) devant l’OMC.
Pas vraiment possible de savoir si c’est les autorités françaises ou suisses qui sont à l’origine de ce blocage.
Bref, après que les flics casqués, accompagnés de maitres chiens, aient fait descendre tout le monde et fouillé les wagons, ils ont fouillé tout le monde, confisqué quelques batons, et fait remonter tout le monde, le train repart avec 50 minutes de retard.
Apparament, aucune arrestation.
17h05 gare des Eaux-Vives (Genève) :
Tout va bien, aucun flic en vue à la gare des Eaux-vives. Etant donné notre retard, nous arretons un tram qui passait juste à ce moment. Evidement, tout le monde n’a pas pu monter.
Quelques minutes apres notre départ, le chauffeur nous annonce que suite à une manifestation en centre ville, le trafic est perturbé...
[citation d’un mail d’infozone_l]
> Situation 16h30
> G8 - Manifestation à Genève
> 200 altermondialistes bloquent la circulatiuon devant l’OMC
[fin citation]
Si on considère que l’OMC est en centre ville, c’est probablement d’eux dont parlait le chauffeur du tram.
Et dans ce cas, il faut qu’il mette son annonce à jour : ce sont deux manifs qui ont lieu actuellement en centre ville. :-)
Nous sommes nettement plus de 200. Impressionnant le nombre de personnes qu’on peut tasser dans un tram genèvois, à propos.
17h35 :
Alors que, descendus de tram peu avant la gare de Cornavin, nous manifestions bruyament mais pacifiquement vers l’OMC, un convoi de flics est apparu et a mis immédiatement des barrières devant nous.
Un gradé s’adresse à nous au mégaphone, en allemand. Pas de gens près de moi pour me traduire.
Nous nous asseyons.
Quelques black blocs apparaissent et sont pris à parti par deux ou trois manifestantes.
18h30 :
Ayant décidé d’abandonner de rejoinde l’OMC (etant donné l’heure, ca n’avait plus d’intéret), nous commençons à retourner en arrière, pour rejoindre la manif anti-repression qui avait été annoncée pour 18h.
Nous avions a peine fait 30 metres, que d’autres flics apparaissent et bloquent coté de la route !
Au bout de quelques minutes de négociations, les flics nous proposent de nous permettre d’aller au lieu de rendez-vous de la manif, mais à condition que nous soyons entourés d’un cordon de flics en raison des risques de casse lorsque nous traverserions le centre ville.
Comme si nous avions tout cassé lorsque nous l’avions traversé quelques minutes auparavant...
Après quelques minutes de discussion entre nous, nous acceptons, et nous prenons la direction de Place Neuve (nous sommes actuellement rue de Lausanne).
18h55 :
C’est du n’importe quoi...
Après nous avoir "escorté" de près, les flics viennent de façon totalement inexplicable de nous abamdonner complètement, juste apres la gare, au moment où nous nous joignions aux militant venus de la Place Neuve, lieu qu’ils avaient quitté lorsqu’ils avaient apris que nous étions bloqués...
Apprenant que les manifestants de Biozone étaient étaient bloqués devant l’OMC, nous décidons de les rejoindre en passant par les quais du lac.
Nous retraversons donc le centre ville. Sans aucune présence policière cette fois-ci...
19h00 :
A peine arrivés sur le pont du Mont Blanc, de nombreux véhicules de flics apparaissent derrière nous. Plus loin, sur une des rues abouttissant au Quai du Mont-Blanc, on voit apparaitre le premier exemple de la formation de l’europe policière : un camion de la police allemande !
Le temps que nous décidions de ce que nous allions faire, les petits hommes verts en descendent et bloquent le quai.
Aucun accord se faisant sur ce qu’il faut faire maintenant, tout le monde s’assoit en plein milieu d’un des carrefours les plus stratégiques de Genève...
19h50 :
Nous sommes maontenant encerclés de tous les cotés. De l’autre coté du
pont, c’est aussi des flics allemands...
La manifestation venant de l’OMC vient de nous rejoindre sur le
carrefour. Nous sommes maintenant près de 400 personnes encerclées.
Les flics disent qu’ils veulent bien partir mais après que nous ayons
été fouillés, nous refusons.
Stay tuned...
A+ Jacques.