Les directions syndicales n’ont de cesse de réclamer de "vraies négociations" avec le gouvernement, sous peine d’amplifier la lutte.
Que signifie une vraie négociation ? Qu’y a t’il à négocier ?
Assurément, rien !
Si le plan Fillon et la privatisation de l’éducation ne sont pas négociables, aucune des autres lois antisociales ou liberticides de Raffarin et de ses amis ne l’est non plus. Elles représentent, prises ensemble, une attaque cohérente d’une violence inouïe visant non seulement au démantèlement des acquis sociaux et du service public, mais aussi à la liquidation des droits et libertés démocratiques.
Cette cohérence au niveau national, on la retrouve aussi au niveau mondial.
De partout, au nord comme au sud, les Etats se font de plus en plus autoritaires, et président à une offensive capitaliste sans précédent. Les conditions extraordinairement neuves dans lesquelles cette attaque a lieu font qu’elle n’est pas comparable avec les précédentes. Elle vise à poser, internationalement, les bases légales et sociales au totalitarisme néo-libéral en gestation.
Face à cette situation critique, les organisations syndicales et politiques chargées de notre défense, empêtrées dans la cogestion frileuse de la société et dans des logiques d’appareil sans lendemain, ne sont pas à la hauteur de leur tâche.
La reconduction de la grève établissement par établissement et les discours frileux et incomplets des directions syndicales ne sont plus à l’ordre du jour. Il faut un mot d’ordre national de grève générale illimitée jusqu’à la défaite complète du gouvernement.
Pour se faire, la direction du mouvement ne doit plus être la propriété exclusive des directions syndicales, mais doit être le reflet exact et strictement représentatif de la base, déjà organisée démocratiquement en Assemblées Générales au niveau local et sectoriel.
Celles-ci devront s’élargir à tous les secteurs, et élire un comité national de grève, composé de délégués élus et révocables, syndiqués et non syndiqués, chargé d’impulser et de coordonner la grève générale illimitée jusqu’à la victoire.
Rupture définitive avec le gouvernement ! Son existence n’est ni négociable, ni amendable !
Mot d’ordre national de grève générale illimitée !
Unité des travailleurs du public et du privé, de la jeunesse et des retraités !
La direction du mouvement aux Assemblées Générales !
C.L.A.I.R. / Tendance Rosa Luxembourg Collectif Lycéen d’Action d’Information et de Réflexion (Lyon)