L’insertion à Paris, c’est accepter un emploi à 3107 fr. par mois ou être radié du RMI… Actuellement, cette allocation de survie et le dispositif d’insertion du RMI sont utilisés pour précariser et casser les salaires, multiplier les " travailleurs pauvres ".
Pour avoir refusé de travailler pour les collectivités locales tout en restant dans l’incapacité de vivre de manière autonome sans avoir recours aux associations caritatives, Vincent, un allocataire parisien du RMI qui n’a pas accepté un Contrat Emploi Solidarité (CES) s’est vu supprimer son unique revenu de 2295Fr.
Casser le " marché du travail " ou crever est l’alternative imposée par la Commission Locale d’Insertion (CLI) de Paris, avec la bénédiction de la Préfecture. La CLI, nommée par la Mairie, accepte ou refuse d’agréer des contrats d’insertion proposés par les RMIstes. Elle est composée d’élus, dle notables bien payés et de membres d’associations dites de "lutte contre l’exclusion", en général des caritatifs d’associations religieuses.
Le RMI est pourtant défini comme une allocation alimentaire. La loi qui l’instaure prévoit donc un budget d’insertion complémentaire au niveau local. Celui-ci devrait servir à répondre aux besoins des allocataires en matière de santé, de logement, de formations qualifiantes, de moyens de transport etc... À Paris, en 1999, 383 millions de fr. étaient budgétés pour l’insertion. 235 millions ont été dépensés, principalement consacrées au financement d’organismes ou d’actions de contrôle inutiles voire nuisibles (organisation de stages bidons, emplois précaires non choisis, propagande religieuse). Et 148 millions n’ont même pas été dépensés, comme si les besoins des 60 000 allocataires parisiens du RMI étaient satisfaits…
Qui a intérêt à ce que l’argent de la protection sociale serve à exploiter les chômeurs à des salaires de misère sans tenir compte de leurs qualifications et de leur choix ? Il faut que les crédits du Plan Départemental d’Insertion permettent aux RMIstes d’avancer dans leurs projets. La suspension du RMI a des conséquences trop grave (expulsion du logement, impossibilité de se nourrir, destruction physique et psychologique) pour être laissée à des individus qui ne connaissent pas la faim et veulent ignorer l’angoisse du lendemain.
Pas de suppression du RMI
Pas de chantage a la précarisation
Contrôle des crédits d’insertion par les allocataires
RdV, initiatives de soutien à Vincent
Mardi 11 septembre à 14h Bel-Air, 15bd de Picpus, M° Bel Air
Jeudi 20 septembre 9h30 M° Place d’Italie coté grand écran, manif-action
AC !
Agir ensemble contre le chômage
Paris , 42 rue d’avron, 75020 Paris