Mercredi 04 juin 05 H 45, les forces de CRS, fraîchement débarquées de l’hexagone, occupe sauvagement plus de neuf établissements scolaires de la Martinique. La barrière du lycée Technique sera enfoncée, alors qu’il suffisait de couper un simple cadenas. Qui paiera la facture ? Au rectorat, plus de 300 hommes armées de fusils d’assauts (FAMAS) assureront la protection du recteur. 200 hommes toujours armées se positionneront près du collège de Tartenson, car les quelques collégiens du secteur feraient peur au recteur. Incroyable ! Seul en pays colonisé que l’on voit ce genre de comportement lâche. Signe d’une grande faiblesse.
A Trinité, le Lorrain, Saint Pierre, le François, Acajou, Petit Manoir, le Marin, Châteauboeuf et Bellevue, c’est la grande intimidation. Les enseignants, grands courageux, ont refusé d’assurer les surveillances, malgré les supplications des proviseurs. Certains ont pleurés comme des gamins pour que les profs assurent les surveillances. D’autres ont été jusqu’à s’agenouiller devant le recteur afin de faire enlever les gendarmes mobiles devant leur établissement pour que des épreuves de BTS puissent avoir lieu.
Les examens se sont passés dans des conditions déplorables. On a pu relever des irrégularités : un seul surveillant par salle, des élèves arrivant après l’ouverture des sujets, l’anonymat des copies pas fait, pas d’enseignant de la spécialité pour lire le sujet, des élèves effrayés par des CRS armés qui n’ont pas pu composés. Le préfet et le recteur se sont investis d’une lourde responsabilité conduisant à ridiculiser le système scolaire. Et en pénalisant bon nombre d’élèves. Conscient de leur incapacité à gérer la situation créée par le Gouvernement, ils ont aujourd’hui jeudi 05 juin chasser les CRS de certains établissements. La situation est telle, que des professeurs de collège et surtout du primaire (non gréviste) ont été appelés pour surveiller les quelques examens programmés.
La principale organisation des parents d’élèves devraient intenter ces prochains jours des recours au TA. Cette tentative désespérée du Préfet et du recteur aura eu le mérite de renforcer la mobilisation avec l’arrivé de non grévistes. Une AG aura lieu ce vendredi 06 juin pour définir la conduite à tenir pour le "sacro saint BAC".
Nous espérons qu’à l’avenir le préfet et le recteur sauront mobiliser les gardes mobiles auprès des établissements scolaires afin d’éviter les vols dont ils sont victimes à chaque vacances ou week end. Le préfet et le recteur organiseront des haies d’honneurs de gendarmes aux abords des entreprises afin que nos élèves puissent être embauchés par les chefs d’entreprise. On ne peut pas aimé à moitié !
La résistance continue en Martinique. L’intimidation ou l’injonction notre mouvement triomphera ! Dans ce combat nous avons choisi d’accomplir notre mission pour les générations futures et non de trahir comme le gouvernement Raffarin. Notre urgence est l’avenir serein de nos élèves et non de nous augmenter de 70 %. Et, de vendre son âme pour un plat de riz avarié.
Charly