L’objectif reste pour nous, Education nationale, d’obtenir satisfaction sur l’ensemble de nos revendications : retrait total de la loi de décentralisation, retrait du statut d’assistant d’éducation, retrait des licenciements (20 000 emploi-jeunes, 5 600 étudiants surveillants, cette année, 70 000 dans les années à venir, le plus grand plan social du siècle), titularisation de tous les précaires et le retrait du projet du gouvernement sur les retraites.
Rien n’est à négocier, ni report sur une année ou plus, ni amender un petit moins de transfert de personnels ou diviser le nombre d’emploi-jeunes à supprimer. Le gouvernement doit retirer ses projets. C’est ainsi que la discussion pourra s’instaurer.
Nous sommes en lutte pour :
Le maintien, sans aucun transfert ni détachement, de tous les personnels de l’Éducation nationale dans la Fonction publique d’État avec le respect de leur statut et de leurs missions, c’est-à-dire pour le retrait total du projet de décentralisation.
Le retrait du statut d’assistants d’éducation et le maintien de celui d’étudiant surveillant.
Pas un licenciement d’emploi-jeune, accès à des postes statutaires.
Titularisation de tous les précaires de la Fonction publique (contractuels, vacataires, MA, CES, Emploi-jeune...)
Création de tous les postes nécessaires. Il faut plus de moyens.
Le maintien de l’École maternelle comme école à part entière et le droit à la scolarisation dès deux ans.
Le retrait de l’avant-projet de loi de Luc Ferry pour l’autonomie des Universités.
Pour des retraites à taux plein à 60 ans maximum, avec 37,5 annuités maximum pour tous, public et privé. Un taux de remplacement de 75% minimum et le maintien du code des pensions.
Tout le monde le sait, la question posée par les projets du gouvernement (retraites, décentralisation, demain sécurité sociale) est celle de la société dans laquelle on veut vivre et faire vivre les générations futures.
La politique du un par un ou celle du tous ensemble ?
Nous attaquer secteur par secteur, c’est visiblement le choix qu’a fait le gouvernement. Juppé s’était cassé le nez sur les régimes spéciaux de retraite (SNCF, RATP, EDF) en 1995.
Raffarin a promis de ne pas y toucher... pour le moment. Il s’attaque d’abord aux fonctionnaires et au secteur privé. Il attaque les chômeurs en changeant le RMI en RMA. Ensuite ce sera le tour des régimes spéciaux, puis la Sécurité sociale.
PRIVE-PUBLIC C’EST TOUS ENSEMBLE ET MAINTENANT QU’IL FAUT Y ALLER !
Tout le monde le sent, tout le monde le sait. Aujourd’hui, après le 25 mai, le 03 juin et les autres démonstrations de force, nous sommes encore plus nombreux, tous ensemble en grève et dans la rue : l’Education Nationale, la SNCF, la RATP, la Fonction Publique, EDF-GDF, les salariés du secteur de la chimie (nucléaire, pétrole, plastique), la métallurgie, le commerce, les impôts, la Poste, Telecom, la Banque de France, l’aviation, Alstom, les hôpitaux, la culture (musées) et bien d’autres... C’est le moment.
Reconduisons la grève après le 10 juin.
DESCENDONS MASSIVEMENT DANS LA RUE POUR LA MANIFESTATION INTERPRO.
JEUDI 12 JUIN
14h00
Place d’Italie
ASSEMBLEE GENERALE ÎLE DE FRANCE : 19h00 à la Bourse du Travail de Paris
Assemblée générale interprofessionnelle 93, Mercredi 11 juin 12h00 bourse du travail de Bobigny
Prochaine AG 93 : Mercredi 11 juin à 15h00