Lundi 26 mai 2003, le Conseil d’Administration a estimé qu’il ne pouvait pas prendre de décision sur la question des examens rajoutée a l’ordre du jour par les étudiant-e-s mobilisé-e-s. Il l’a donc reportée au CA du 4 juin avec la volonté de prendre en compte, a cette date, l’état de la mobilisation et en réaffirmant son refus des projets de loi Ferry et Fillon ainsi que son soutien au mouvement.
Mercredi 4 juin, l’Assemblée Générale rassemblant plus de 1000 étudiant-e-s, enseignant-e-s et personnels a longuement débattu sur la question des examens et a voté à une large majorité la proposition d’une 1ère session unique en septembre. Les raisons évoquées sont :
Permettre à toutes et à tous de se mobiliser afin de faire aboutir les revendications (cf : plateforme de revendications) ,
Assurer de bonnes conditions d’examen non discriminatoires pour tou-te-s les étudiant-e-s ,
Réaffirmer la détermination de la mobilisation actuelle.
Une délégation mandatée par l’AG est donc allée défendre cette position au CA.
Le conseil d’administration réuni à 14H30 a décidé (cf communiqué de presse du 4 juin 2003) :
Une première session à partir du mercredi 11 juin 2003,
Une première session bis, dans la 2ème semaine de septembre, qui sera commune avec la deuxième session (dite de rattrapage de la session de juin)
Une deuxième session ultérieure pour ceux qui ont passé la 1ere session en septembre 2003.
Vendredi 6 juin, l’Assemblée Générale a reconduit la grève jusqu’au mardi 10 juin. Celle-ci a mandaté le comité de mobilisation pour préparer des actions en relation avec l’assemblée générale interprofessionnelle du lundi 9 juin. Ces propositions seront ensuite mises au vote lors de la prochaine AG ce mardi suivant.
Dans sa lettre, le Président de l’Université affirme que la décision du CA laisse le choix aux étudiants. Or, ce choix est définitif :
si un étudiant se présente au moins à une épreuve d’examen, il est réputé avoir composé pour la session.
Dans le cas où il-elle ne pourrait pas assister à l’ensemble de la première session de juin (en raison de la grève de la communauté universitaire ou des blocages extérieurs tels que ceux du périphérique), d’une part, cet-te étudiant-e n’aura aucune garantie sur le report de ces épreuves perturbées et, d’autre part, il-elle devra passer l’ensemble des épreuves soit en juin, soit en septembre.
En conséquence, le "choix" de passer une première session en juin parait discriminatoire pour ces étudiant-e-s en vue des conditions dans lesquelles les épreuves se dérouleront. Le CA a voulu gérer, à tout prix, une situation de crise et garantir "l’image de l’université auprès de l’opinion publique" vis à vis de ces examens. Il prend donc seul aujourd’hui la responsabilité que des examens se tiennent malgré l’état actuel de la mobilisation.
Nous invitons donc l’ensemble des étudiant-e-s à venir débattre en AG sur ces positions et à NE PAS PASSER les examens de juin dans ces conditions. Nous exigeons que les examens se tiennent dans des conditions normales et respectant l’égalité des chances de toutes et tous.
Le Comité de Mobilisation de l’Université Paul Sabatier
Pour tout renseignement, le site de l’UPS en lutte .