Des incidents ont éclaté dans le cadre de la manifestation parisienne du mardi 10 juin. Alors que la manifestation n’était pas encore achevée (tous les cortèges n’étaient pas encore arrivés à la place de la Concorde), les manifestants ayant décidé de rester sur place ont dû faire face à des jets massifs de gaz lacrymogène ainsi qu’à des canons à eau. Il semble que quelques cannettes et autres bouteilles d’eau envoyées par dessus les barrières de sécurité ont servi de prétexte à un gazage intensif.
Des manifestants ont ensuite été pris en chasse par les forces de l’ordre (en l’occurrence plutôt fautrices de désordre.), une trentaine d’ arrestations sommaires étant effectuées et plusieurs centaines de manifestants étant encerclés à l’Opéra Garnier. Une fois l’étau des CRS desserré (vers 23h30), plusieurs centaines de manifestants se sont dirigés vers le commissariat du 17ème arrondissement, boulevard Bessières, pour obtenir la libération des personnes arrêtées. A une heure du matin, la situation n’était toujours pas débloquée.
Il semble que le gouvernement, tout en prétendant « négocier », joue le jeu de la répression (et les évènements de ce soir à Paris ne sont que la suite de diverses violences policières, constatées depuis quelques temps déjà, lors de diverses manifestations, notamment à la Réunion) à l’encontre des grévistes et manifestants. Une telle attitude est inacceptable, le gouvernement prend une lourde responsabilité en agissant de la sorte, dans un climat social déjà très tendu et d’incertitude par rapport au déroulement du baccalauréat. La fédération des syndicats SUD Education exige la libération immédiate de toutes les personnes arrêtées, et l’abandon de toutes poursuites à leur encontre.
Face à une telle conception du dialogue social il demeure évident que seule la poursuite de la grève et des actions permettra de faire entendre nos revendications. Et si le gouvernement ne veut pas entendre. nous nous exprimerons plus fort dans les jours qui viennent.