Dans l’éducation comme à la poste, à l’hôpital, à la SNCF et dans les boites privées, la précarité et la flexibilité imposent de nouvelles normes de travail à tous les personnels. Les droits du salarié et les principes fondamentaux du code du travail, maigres acquis des luttes passées, sont bafoués ( les vacataires sont privé(e)s de congés payés et congés maladie). Sous prétexte de lutter contre le chômage, l’Etat expérimente même de nouveaux contrats de travail que les patrons du privé lui envient ( CDD de 5 ans pour les emplois jeunes).
Dans l’éducation comme ailleurs, la précarité contribue aussi à renforcer le contrôle sur les salarié(e)s. Lorsque des précaires refusent de se résigner et s’organisent dans les collectifs et au coté des titulaires comme à la CNT, la répression syndicale est souvent le dernier recours de l’administration et de ses petits chefs. Les scandaleuses ( et répréhensibles souvent) méthodes patronales de l’intimidation, du harcèlement, de la mise à pied et du licenciement se multiplient au sein du service public contre ces personnels les plus exposé(e)s aux caprices de la hiérarchie.
Un cas d’école : Pascal contractuel au CRDP de Calais !
Après l’attente d’une décision d’indemnisation chômage du rectorat qui tarde depuis 3 mois et donc sans revenu depuis, Pascal (documentaliste de formation et secrétaire CNT Valenciennes), saisit une offre de travail du CDDP (Centre Départemental de Documentation Pédagogique) de Calais. Signé rapidement et sans entretien le contrat de travail ne mentionne pas le profil du poste à occuper. Pour un salaire net de 6300 francs et pour une durée de 10 mois, il sera question d’assurer un travail de documentaliste certifié et de tenir un certain nombre de responsabilités (gestion de la médiathèque et encadrement de personnel en C.E.S. !) D’où ses réclamations légitimes : un salaire de certifié et un panneau d’affichage syndical.
Ces revendications lui valent, 15 jours après son embauche et pour un motif aussi douteux qu’illégal, une mesure de mise à pied conservatoire signée par Monsieur le Directeur du CRDP du Nord Pas de Calais... et probablement la mesure de licenciement qui suivra.Un acte de répression syndicale rondement mené par ceux qui un jour pourtant furent les initiateurs de la protection sociale des travailleurs !
Nous exigeons la levée de la mise à pied de notre camarade Pascal, le respect de ses droits syndicaux et la reconnaissance de sa fonction par un salaire décent.
Ensemble, précaires et titulaires, nous devons diffuser la revendication de titularisation sans conditions de concours et de nationalité (travail égal, salaire, statut égal), faire respecter les droits syndicaux et renforcer le rapport de force avec l’administration pour en finir avec la précarité.
POUR soutenir Pascal, copier coller des passages du tract et envoyer à :
CRDP Calais : dpcalais.cddp62@ac-lille.fr
CRDP Lille : cddp59@ac-lille.fr
Nous avons occupé (une quinzaine de cénétistes) les locaux du CRDP de Lille ce matin (directeur absent) et noué contact avec quelques syndiqué(e)s fsu et fen sur place. Un nouveau rassemblement est prévu pour mercredi.