Sept français ont porté plainte auprès du parquet de Gênes suite aux violences policières perpétrées lors du dernier sommet du G8. Coups au visage, matraquages en pleine nuit, traitements inhumains, humiliants et dégradants, pression physique et psychologique ont été employés systématiquement par les " forces de l’ordre " génoises. Les plaignant-ES souhaitent légitimement que justice leur soit rendue. En France et dans toute l’Europe, de nombreuses associations ont relayé cette démarche [1].
Aujourd’hui, les conditions de cette répression aveugle se reproduisent. L’Union Européenne met en place un arsenal de mesures juridiques qui menacent gravement les libertés fondamentales, par exemple la proposition de décision cadre présentée le 19 septembre dernier à la Commission Européenne. Selon ce projet, les oppositions radicales, y compris non-violentes, au système en place et à ses institutions peuvent être assimilées à des actes terroristes [2].
Criminalisation des mouvements sociaux, instillation d’un climat de terreur et "police sans limites" : les ingrédients du cauchemar fascisant de Gênes sont là.
Nous mettons en garde le gouvernement belge et les Etats membres de l’Union Européenne contre la généralisation de la terreur d’Etat que nous avons connue à Gènes.
Premiers signataires :
AARRG !!,
AC !,
ATTAC,
CGT Finances,
DAL,
Droits Devant !!,
Réseau No Pasaran,
SRA,
SUD
Collectif contre les violences policières à Gênes
Contact : Antoine, au 06 77 96 33 42