Alain Madelin, candidat Démocratie Libérale à la présidentielle s’est invité selon « le Parisien » du 13 Novembre au Foyer d’hébergement de Pontoise : Foyer dépendant de la Protection Judiciaire du Val d’Oise, service public d’état.
Qu’un candidat, se cachant derrière le Maire D.L. de Pontoise se permette d’utiliser des mineurs qui ne peuvent s’opposer à sa présence pour une campagne électorale est éthiquement et politiquement inacceptable, surtout en simple détour entre la police municipale et nationale.
Les personnels de la PJJ actuellement en grève reconductible au sujet de la réduction du temps de travail et du manque de moyens et de personnels refusent que les jeunes soient pris en otage dans des débats politiques qui les dépassent. Ces jeunes, dont certains sont des victimes sont placés pour être protégés, et non pour être des objets médiatiques.
Les élus Démocratie-Libérale sont les premiers à se réclamer de la tolérance zéro qui reflète leur niveau de réflexion sur ces questions. Pourtant lorsqu’il s’agit de passer aux actes, ces mêmes élus refusent l’installation des structures d’hébergement de mineurs sous protection judiciaire sur leur commune. La duplicité, la démagogie, ça suffit.
L’enfermement, des bagnes pour mineurs aux centres fermés, a toujours été un échec. Sauter comme un cabri en criant répression, répression n’est générateur que de violence. Un adolescent est un adulte en construction c’est plus long et moins facile que les formules démagogiques et creuses ou les slogans vide de sens comme « changer l’ordonnance de 45 » que la majorité des élus ne connaît même pas.
Ces jeunes nous en avons en charge, ces quartiers dits difficiles nous y travaillons. Il n’y a pas d’angélisme de notre part.
La délinquance des mineurs est un sujet bien trop sérieux pour le laisser à des politiques qui ne réfléchissent qu’en fonction de leurs échéances électorales. L’Homme n’est pas un machine qui produit les résultats escomptés à la cadence et dans les délais prévus.
Les personnels de la PJJ, s’opposeront donc à cette visite prévue le 15 novembre et s’indignent de l’accord que la Ministre de la Justice aurait donné.
Pontoise, le 14 novembre 2001.
Contacts :
Fabienne REMOND : 06 11 28 64 78.
Franck BOUSQUET : 06 87 04 88 61.
Communiqué de presse
Assemblée générale des grévistes de la Protection Judiciaire du Val d’Oise SNPES-FSU, CFDT-interco, non-syndiqués.