Troisième action du Collectif sans ticket - Marseille. Nous avons maintenu les tourniquets ouverts pendant une heure à la station Jules Guesdes (Quartier populaire de la porte d’Aix) en diffusant le tract ci-joint. Stéfan
Zéro Franc, Zéro Fraude
Qui paye les transports aujourdhui ?
Actuellement, moins on a de sous, plus on paie cher, la preuve :
Si on travaille, la carte hebdo revient à 232F par mois
Si on peut se payer la carte mensuelle : 280F par mois, trajets illimités
Si on se paye la carte soi disant Liberté, cela fait 14 trajets à 7,10F
Si on na pas les moyen davancer de largent pour une carte, on paie le trajet au prix fort : 9F par trajet, 18F aller-retour
Si on ne peut pas payer 18F, on a une amende (250F) ou on reste chez soi ! !
En plus l’usager-contribuable paye deux fois sa place : une fois au travers de son titre de transport, et une autre par l’impôt.
A quoi servent les achats des tickets ?
A la RTM, la billetterie ne représente que 30% du budget. Ce qui rembourse à peine la fabrication des billets, l’entretien des machines à composter, les contrôles. En somme on paie un ticket pour quelqu’un vérifie quo’n en a bien un ? Réclamer la gratuité des transports ne veut pas dire réclamer le licenciement des agents de la RTM chargés des contrôle mais modifier leur mission afin quils se chargent de l’accueil dans les transports.
Qu’apportent les contrôles ?
60% des conflits entre agents de la RTM et usagers. En effet, la majorité des agressions a lieu lors des contrôles. Ainsi plus il y a de contrôles, plus il faut dagents de sécurité, de caméra de vidéosurveillance, etc.. Faire payer les transports, cest ouvrir la voie au tout-repressif et au climat dinsécurité, terreau de lextrême droite.
Les amendes et tout autres mesures de répressions infligées aux usagers, qui faute de revenu suffisant ne peuvent régler leur ticket, ne réussissent quà ajouter à lexclusion,lendettement, les assignent à résidence et aboutissent à un véritable « apartheid social ». Cest l’insécurité sociale quil faut combattre et non ses victimes, qu’ils soient usagers ou travailleurs. Le développement des transports collectifs est indispensable partout où il est absent ou insuffisant. Des nouvelles lignes doivent être crées pour désenclaver les quartiers. Il serait par exemple plus judicieux de construire un tramway de Bougainville aux quartiers nord plutôt quune ligne supplémentaire du centre à la Joliette qui ne servirait quaux milieux daffaire.
A Marseille, pendant des années, louverture du métro les soirs de week-end était refusée par la municipalité mais depuis larrivée du TGV cela est miraculeusement possible. Malheureusement, faute de réelle volonté, l’ouverture du métro le soir semble condamnée.
Ce développement des transports ne doit pas se faire sur le dos des travailleurs des transports. C’est pourquoi, il va de pairs avec une amélioration de leurs conditions de travail (embauche de personnel, réduction du temps de travail, etc..).
La gratuité des transports, un rêve ?
Les luttes menées dans de nombreuses villes, départements et régions ont permis d’obtenir la gratuité des transports collectifs pour tous (Compiègne : 30.000 hab. ; Issoudun : 18.000 hab. ; Hasselt, en Belgique : 70.000 hab.) ou sous conditions de ressources (région Midi-Pyrénées ; Caen, .). A Marseille, la fausse gratuité pour les chômeu(rs)(ses) est réservée uniquement aux chômeurs indemnisés par les ASSEDIC et aux RMIstes en contrat dinsertion.
les transports gratuits, cest possible
Rendre le transport gratuit, cest réduire les coûts sociaux et environnementaux : fin du tout-bagnole, donc moins de besoin dinfrastructures routières, moins de nuisances sonores, de pollution donc de problèmes de santé. On diminuera les agressions contre les personnels, tout comme le stress et lagressivité. Cest un choix de société. Comment gérer la gratuité ?
Seule une gestion directe des services collectifs, dégagée de toutes pressions politiciennes et rentabilité financière permettra de voyager selon nos besoins et nos envies. La gestion de ce service devra s’effectuer au travers de représentants mandatés et révocables par les salariés des transports et les usagers.
Ensembles et déterminés, réclamons :
La mise en oeuvre sur tout le territoire de l’accès des transports collectifs pour toutes et tous, et dans un premier temps la gratuité pour les chômeurs, précaires, tous les minima sociaux et leurs ayants droit.
L’abrogation des lois de 1942 sur la police des chemins de fers (Loi Nazi toujours en vigueur)
l’annulation des amendes et la levée des poursuites judiciaires à l’encontre des usagers pour défaut de titre de transport.
Pour toutes ces raisons nous affirmons notre solidarité avec tous les travailleurs, syndicats, usagers qui se battent pour un service public de qualité, non bardé d’intérêts privés et accessible à tous.
Premiers Signataires : AC !13 ; No Passaran ; Ras lFront Marseille & Vitrolles, CNT Education Marseille, LCR, Résister
Contact : 04-91-58-41-54
Transports gratuits pour toutes et tous ! ! ! ! !