ARENAS (Manuel Perez Martinez), secrétaire général du parti communiste d’Espagne (reconstitué) est embastillé dans l’État français depuis le 9 novembre 2000. Au total, 7 camarades du PCE(r) ont été interpellé en France le même jour. Deux d’entre eux (dont Arenas), font l’objet d’une demande d’extradition de la part du gouvernement espagnol.
Le juge BRUGUIERE emploie encore une fois des méthodes fascisantes contre ces prisonniers politiques communistes. BRUGUIERE a décidé de mettre Arenas en isolement complet, sans contact avec d’autres détenus, sans promenade, sans accès à la bibliothèque de Fresnes, donc sans livre, sans cours de français alors qu’il ne sait pas parler un mot de français. Depuis 6 mois, la santé du secrétaire général du PCE(r) s’est beaucoup dégradée. Ses problèmes de santé demanderaient des soins sérieux : radio, avis de spécialistes des maladies rénales et sans doute opération.
Au moment où le rapport de juin 2000 qualifie le régime carcéral comme "une humiliation pour la république", BRUGUIERE EN RAJOUTE en affligeant des traitements inhumains au camarade Arenas. La vie du secrétaire général du PCE(r) est en jeu.
Voici l’appel de la coordination basque qui appelle à la manifestation pour le droit aux prisonniers politiques, le 9 juin
Manifeste pour le respect des droits des prisonnier(e)s politiques basques
En ce début de 3ème millénaire, il y a près de 600 prisonnier(e)s politiques basques issus d’un peuple de 3 millions d’habitants ; cette proportion rapportée à la population de l’Etat français nous donnerait le chiffre de 12 000 prisonnier(e)s politiques ! Inconcevable et inadmissible...
Ces 600 prisonnier(e)s politiques ne sont pas reconnus comme tels et sont soumis à un régime particulier qui leur est appliqué systématiquement. Ce régime là, de fait, reconnaît que ces prisonnier(es) sont particuliers car le droit commun ne leur est pas appliqué.
La non application du droit aux prisonnier(e)s politiques basques a, bien évidemment, des conséquences sur leurs conditions de détention mais ils ne sont pas seuls à subir ces conditions très spéciales. Les familles et ami(e)s de ces prisonniers sont, de fait, également victimes de ces conditions ; les 600 familles de ces prisonnier(e)s sont condamnées par affiliation et, à ce jour, 9 de leurs membres ont trouvé la mort lors de voyages vers les prisons éloignées.
Nous, signataires de ce manifeste, constatons :
Que cette politique carcérale a pour conséquence le non respect des droits de la personne humaine.
Que les dures conditions de détention infligées aux prisonnier(e)s politiques basques ne font qu’aggraver une situation déjà complexe et tendue. L’application du droit aux prisonnier(e)s politiques basques par les Etats français et espagnols serait la preuve de leur volonté d’ouvrir la porte à une autre approche de la question basque, comme cela l’a été dans le processus de paix irlandais.
Nous demandons que les Etats français et espagnols appliquent le droit à l’ensemble des prisonniers politiques basques :
Rapprochement et regroupement des prisonniers politiques basques dans les prisons proches, situées en Pays Basque ou voisines de celui-ci.
Libération des prisonnier(e)s atteints de graves maladies.
Libération des prisonniers à mi-peine (conditionnelle) en ce qui concerne ceux incarcérés dans les prisons françaises et au 3/4 de la peine pour ceux incarcérés dans les prisons espagnoles. Ils sont au nombre de 100 dans cette situation.
L’arrêt des remises de police française à police espagnole (expulsions) jugées illégales par plusieurs tribunaux administratifs, en dépit de la requête du Comité des Nations Unies Contre la Torture et celle du CPT, pour les prisonniers basques de nationalité espagnole en fin de peine.
L’arrêt de la pratique de la torture par les différents corps de police espagnols ; cette torture est reconnue et condamnée dans les rapports d’Amnesty International. En ce début d’année 2001, 67 personnes ont porté plainte pour tortures.
Nous appelons à la manifestation du 9 juin 2001 à Paris pour le respect des droits des prisonniers politiques basques à 11 h place de la Nation.
MANIFESTATION POUR LE RESPECT DES DROITS
DES PRISONNIERS POLITIQUES DANS L’ÉTAT FRANÇAIS
Samedi 9 Juin 2001 à 11h
Place de la Nation à Paris
Contact : cplppmad@club-internet.fr