L’immeuble occupé par le DAL depuis fin janvier a été évacué ce matin, à 8h30, par la Police.
Ceci, soit disant pour des raisons de sécurité (les familles s’éclairant à la bougie)....
Expulsion inadmissible sachant que les négociations étaient en cours pour rétablir l’eau et l’électricité, et que le DAL s’attendait qu’elles aboutissent dans les trois jours.
De plus, la Chambre de Commerce de Paris, propriétaire des lieux, les avait assigné en référé, et le tribunal devait rendre son jugement le lundi 11 février 2002.
Actuellement une vingtaine d’habitants, parents et enfants, sont assis sur les marches de l’ancienne entrée principale qui vient d’être murée.
Une dizaine de flics sont encore près de nous. Quelques médias (I-TV. France 3) sont là aussi.
Jacques B.
Appel a soutien : Evacuation de l’immeuble vacant réquisitionné le 27 janvier au 81 av de la République, Paris 11e
A 8h30 ce matin les forces de l’ordre ont évacué l’immeuble réquisitionné le 24 janvier dernier, immeuble occupé par 17 familles jusque là sans toit.
Cet immeuble appartient à la Chambre de commerce, et situé 81 rue de la République.
Le Préfet de police de Paris, M. Proust, a pris un arrêté d’évacuation au motif qu’il n’y avait pas d’eau ni d’électricité sur l’immeuble, que les habitants se chauffaient avec des chauffages d’appoint et qu’il n’y avait pas de sécurité incendie.
Or, les familles, soutenues par le DAL, avaient entrepris depuis le 24 janvier des démarches en vue d’obtenir le rétablissement de l’eau et de l’électricité Les causes de l’expulsion sont inédites : il faut toujours quelques jours pour rétablir l’eau et l’électricité dans des immeubles vacants réquisitionnés par les sans-logis. .
Nous dénonçons cette expulsion arbitraire, en absence de toute décision de Justice, déguisée en évacuation pour insécurité, qui n’a d’autre objectif que d’interdire aux mal-logés de faire entendre leur voix à quelques semaines des élections présidentielles.
Les familles campent actuellement devant l’immeuble.
Nous demandons :
Le relogement immédiat des familles.
Nous vous demandons votre soutien :
Passez nous voir sur place ou renvoyez nous par e-mail un message de soutien
DAL