- hacktivst news service -
[don't hate the media... become the media]   16/05/08 - 18:19
[dépêches]
FRANCE SALARIÉ(E)S

Fnac, « agitateur depuis 1954 », Exploiteur.com
OU : FNAC DO, FAST FOOD DE LA CULTURE

La Fnac compte 84 magasins, dont 58 en France, en Europe, à Taiwan, au Brésil et emploie environ 10.000 salariés.

Conçue en 1954 par André Essel et Max Théret comme groupement d’achat, elle sera victime de son succès jusqu’à perdre son âme. Elle fait partie depuis 1994 du groupe Pinault-Printemps-Redoute (PPR), premier groupe français de la distribution non alimentaire, qui rassemble des enseignes aussi connues et rentables que Pinault, Printemps, Conforama, La Redoute, Finaref (services financiers), Rexel, Gucci... Le patron de PPR, François Pinault, s’est octroyé en début d’année une augmentation de 36% de son salaire, et sans payer d’impôts.

Ce groupe compte parmi les leaders mondiaux de la distribution spécialisée et exploite plus de 108.000 salariés ; son chiffre d’affaires consolidé s’est élevé en 2001 à 27 798,5 millions d’euros, en croissance de +12,3%.

La Fnac, pour sa part, a réalisé un chiffre d’affaires en 2001 de 3.347,4 millions d’euros avec une progression sur l’année précédente de +14,1%. "Les magasins en France enregistrent une progression de 8,5%, tirée par une croissance à deux chiffres des produits éditoriaux. Fnac réalise 18,8% de son chiffre d’affaires hors de France (16,3% en 2000), avec notamment des croissances à deux chiffres en Espagne, au Portugal, et au Brésil" (http://www.pprgroup.com/). Waw ! !

Mais « le progrès ne vaut que s’il est partagé par tous ! »

Or, ce qu’on voit à la Fnac des Champs Elysées n’est guère encourageant : les 220 salariés, souvent très jeunes, travaillent 7 jours sur 7, avec des horaires d’ouverture de 10h à minuit, avec des temps partiels, un turn-over effréné et des salaires dont la moyenne ne dépasse pas les 1000 euros. Ils touchent en outre des salaires inférieurs à ceux des autres magasins de la même enseigne sur Paris : 200 à 300 euros en moins. Voilà donc le secret des bénéfices mirobolants du groupe et de la progression du chiffre : une exploitation éhontée sur l’avenue la plus riche du monde.

Les salariés de ce magasin se sont mis en grève depuis le 13 février 2002 pour demander un statut égal aux salariés des autres Fnac, une augmentation de 800 F (120 euros), une prime de vacances, une prime de pénibilité (ils travaillent dans un sous-sol), et une prime exceptionnelle pour les vendeurs du rayon Musique du Monde (qui avaient compensé l’absence d’un chef de rayon pendant un an).

La direction, au lieu de négocier sérieusement, a fait appel au tribunal et opposé jusque-là une fin de non recevoir. Mais son mépris face aux salariés n’a fait que ressouder les grévistes et les rendre plus déterminés.

Boycottons ce magasin tant que leurs revendications ne seront pas satisfaites !

Soyons solidaires avec eux !

Collectif de solidarité avec les salariés de la Fnac en lutte

AARRG, AC !, Alternative Libertaire, CGT (Collectif CGT de la restauration rapide, BHV, Spectacle, FIAP, Louvre, Disney, IBIS-Groupe ACCOR, Pizza Hut, Maxi-Livres, Mc Do Champs Elysées, Correcteurs), CNT 95, Comité MRAP Vè-XIIIè, Compagnie Jolie Môme, Coordination des Travailleurs Précaires, COSIMAPP, Fédération anarchiste Groupe Louise Michel, G10-Solidaires Paris, Jeunesse Communiste Paris, Jeunesse Communiste Révolutionnaire, Jeunes Verts, Ligue Communiste Révolutionnaire, Organisation Communiste Libertaire, Parti Communiste Français, Réseau Stop-Précarité, SCALP-Reflex, Les Verts Paris, Voie prolétarienne/Partisan ainsi que de nombreuses personnes à titre individuel.

Contact grévistes de la Fnac : Stéphane : 06.62.28.91.57 - souchustephane@hotmail.com

Coordination du collectif de solidarité : Abdel MABROUKI : 06 09 53 68 08 / Bernard 06.19.72.88.89

Solidarité financière. La lutte des Fnac, ce n’est pas seulement éviter ce magasin, c’est aussi les aider financièrement en fonction des moyens de chacun. La caisse de grève est alimentée quotidiennement par les personnes qui passent voir les grévistes devant le magasin, par des organisations qui font parvenir des chèques de soutien, par des initiatives au cours desquelles des collectes sont organisées.

Soutien financier aux grévistes : Envoyez et libellez vos chèques à l’Union Syndicale CGT Commerce - 67 rue de Turbigo 75003 Paris - mention : « solidarité aux grévistes de la Fnac » au dos du chèque.


Source/auteur : Collectif de solidarité avec les salariés de la Fnac en lutte
Mis en ligne le samedi 9 mars 2002, par Zamia
La communication alternative c'est pas de la tarte ! Voulez-vous donc y participer ?
[samizdat]  Ce site utilise PHP et mySQL et est réalisé avec SPIP logiciel libre sous license GNU/GPL