Le 16 mars c’est la fin de la trêve hivernale des expulsions locatives. Alors commence pour des milliers de familles l’angoisse d’une mise à la rue brutale, imprévisible, sans perspective de relogement.
En effet, le droit à un relogement en cas d’expulsion de ménages à revenus modestes n’est toujours pas inscrit dans la Loi, malgré les différentes opportunités qui se sont présentées ces dernières années : Loi de lutte contre les exclusions, loi de solidarité et de renouvellement urbain, loi de modernisation sociale .
Comment accepter, alors que le nombre de logements vacants est en augmentation constante depuis 40 ans , que des familles se retrouvent sur le trottoir avec dans le meilleur des cas un hébergement de quelques jours dans un hôtel ou dans un foyer ?
Face à ces expulsions qui frappent en premier lieu les plus précaires, des résistances s’organisent :
Comme au 81 Avenue de la république, Paris 11e, où depuis le 5 février , les expulsés restent solidaires et campent le trottoir dans le froid, sous la pluie et le vent, pour briser l’indifférence des pouvoirs publics et obtenir un relogement en HLM .
Comme dans le Val de Marne, où des expulsés réoccupent les logements d’où ils ont été chassés par la force car aucun relogement ne leur a été proposé.
Comme dans de nombreuses villes, où des familles à la rue occupent les logements vacants, car il n’y a pas d’autre solution, il faut bien avoir un toit.
Comme dans le 95, où les locataires HLM de la SCIC luttent contre la vente de leur logement au privé.
Les expulsions et les violences qui les accompagnent sont le reflet de la crise du logement qui frappe les habitants des quartiers populaires, les contraint à s’éloigner des centres, chassés par la spéculation, les loyers inaccessibles, ou les démolitions de HLM.
Aujourd’hui, on redécouvre des nouvelles formes de bidonvilles, (camps de caravanes, campements sous les ponts et dans les tunnels, constructions précaires sur des friches urbaines) de nombreuses familles des jeunes, des sans papiers sont contraints à l’errance urbaine, chassés de ville en ville par l’absence de logement accessible et durable, par les arrêtés anti-mendicité, par la police ou les milices municipales.
Les discrimination sociales et ethniques dans l’accès au logement se sont banalisées, et les inégalités se creusent dans le logement comme dans les autres domaines. Ce que nous voyons en France est planétaire. La spéculation immobilière et la défense des possédants toujours plus avides de richesses sont la règle.
Le logement est un besoin fondamental, sans lequel le repos, le travail, la vie de famille, l’éducation, les soins ou la sécurité sont rendus impossibles . Nous manifestons pour exiger du gouvernement et des principaux candidats :
l’arrêt des expulsions sans relogement
la réalisation massive de logements sociaux réservés aux plus précaires
l’application systématique de la Loi de réquisition
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Par mail
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Par tél : 01 42 78 22 00/20 76
Par courrier : DAL 8 rue des Francs Bourgeois, paris 3e