Réunion du mercredi 13 mars 2002
1/ Point sur les luttes en cours
McDo Saint Germain
Samedi 9 mars, la direction ferme le restaurant.
Les grévistes du McDo Saint-Germain et le comité de soutien appelait à un rassemblement à 11 h contre la répression dans ce restaurant (procédure de licenciement contre un délégué, mises à pied contre deux salariées).
La veille au soir les salariés apprenaient que la direction avait décidé de fermer le restaurant le lendemain à cause des "risques pour la sécurité" que représentait à ses yeux le rassemblement du lendemain.
Samedi à 11h, nous avons donc trouvé portes closes.
Vers 12h30, la cinquantaine de manifestant-e-s se sont rendus au Forum des Halles afin de rejoindre les grévistes de la FNAC et de plusieurs magasins Go Sport qui s’y étaient donné rendez-vous.
Entre temps, la direction du McDo Saint-Germain semble amorcer un mouvement de repli dans le processus de répression. Pour Rachid (délégué) la mise à pied conservatoire avant licenciement s’est transformée en avertissement et la direction serait revenue sur ses menaces de licenciement concernant les deux salariées non protégées.
Mais rien n’est acquis et c’est pourquoi le mouvement de grève perlée continue au McDo de Saint-Germain. Il y a actuellement une quinzaine de grévistes qui bloquent le fonctionnement du restaurant à tour de rôle. Résultat : peu de perte financière pour les grévistes, perte totale du chiffre d’affaire pour McDo.
Mercredi 13 mars, le numéro 2 de McDo France s’est pointé et a été fermement raccompagné jusqu’à la sortie par les grévistes (viré quoi !) qui lui ont remis un courrier précisant leurs revendications.
Les grévistes appellent à un rassemblement vendredi 15 mars à partir de 18 h et demandent à un maximum de personnes de venir avec des sacs de couchage.
FNAC Champs-Elysées et évolution de la lutte à la FNAC
Mercredi 6 mars en fin de journée, une manifestation s’est déroulée sur les Champs Elysées à l’appel d’une coordination syndicale de base des différentes enseignes et commerces de cette prestigieuse avenue (FNAC, Virgin, Disney, Sephora, McDo) et soutenue par le comité de soutien. Cette manif, rapidement organisée, s’est déroulée sur le trottoir puis sur l’avenue elle-même (avant l’intervention rapide de la police) puis s’est de nouveau repliée sur le trottoir avec envahissements des établissements concernés par les manifestant-e-s, prises de parole, tracts, slogans ("FNAC, McDo, Virgin, même combat".).
Trois semaines de grève et cette manifestation combative ont semble-t-il poussé les syndicats des autres FNAC (CGT, SUD, FO) à adopter une attitude plus offensive.
Lors du début des négociations annuelles sur les salaires, les syndicats ont mis en préalable des discussion la satisfaction des revendications des grévistes des Champs- Elysées et une augmentation générale pour tous les salariés. Devant la refus de la direction, ils ont décidé de quitter les négociation et d’appeler à la grève avec blocage quand c’est possible.
Le lendemain, les salarié-e-s de plusieurs magasins (Ternes-Etoile, Montparnasse, Saint-Lazare, Bastille) débrayaient et dans certains cas bloquaient totalement les entrées à la clientèle. Vendredi, le conflit s’étendait à de nouveau magasins à Paris et samedi, la Fnac-Forum (plus gros chiffre d’affaire) était complètement paralysée (occupation avec portes verrouillées), pendant que la CGT appelait à une extension de la grève dans tous les magasins Fnac de France.
Cette évolution de conflit est un démenti cinglant aux assertions de la direction de la Fnac Champs-Elysées complaisamment relayées par la presse, sur l’"isolement" des grévistes, le caractère minoritaire de leur mouvement de protestation et la manipulation par des éléments extérieurs.
Partout où des blocages ont été organisés, la direction de la Fnac a envoyé des huissiers et a assigné les grévistes en référé. Elle a obtenu la levée des blocages. Il demeure donc des piquets de filtrages des entrées, incitant les clients à différer leurs achats.
En principe, la grève devrait s’étendre en province et au central d’approvisionnement de Massy (91) à partir d’aujourd’hui jeudi 14 mars.
Une information que nous n’avons pas pu vérifier : il se préparerait une journée d’action dans l’ensemble des entreprises du groupe Pinault-Printemps-Redoute pour mardi prochain.
La direction clame à tous vents qu’elle défend le dialogue social, qu’elle a entendu le message des grévistes. Dans le même temps elle attaque en justice systématiquement toutes les occupation de locaux et mobilise ses cadres en interne pour mener une véritable répression contre les grévistes. Nous publions ici des extraits d’une note à l’ensemble des cadres de France, écrité par un certain Bertrand de Talhouet, de la direction générale services, en date du 9 mars 2002 :
"Nous constatons, dans les évènements en cours mais aussi dans un certain nombre d’agissements depuis quelques mois une amplification inquiètante de comportements et pratiques particulièrement graves. blocages des accès clients, insultes aux clients, intimidation des salariés, intervention d’agitateurs externes à l’entreprise. retenue contre son gré d’un directeur, légalité et décisions de justice délibérément bafouées"
"Le respect de l’entreprise est bafoué lorsque des activistes politiques se servent de la renommée extraordinaire de notre entreprise et de sa marque pour en faire la vitrine de leurs actions violentes"
"Le respect de nos actionnaires (PPR et ses propres actionnaires) qui ont permis le développement fulgurant de l’entreprise. Et qui sont en droit d’attendre un dialogue responsable, respectant la légalité, sans dénigrement ni atteintes personnelles"
"Votre devoir de cadres, dans tous les magasins, c’est d’en parler à vos équipes, de les faire réagir, de prévenir d’éventuels agissements similaires dont les auteurs n’auraient pas forcément entièrement la conscience de leur gravité".
"Notre devoir sur place est d’organiser nos réponses, de ne pas céder à l’intimidation et de sanctionner par tous les moyens justifiés (pénaux, disciplinaires, financiers) les auteurs de ces troubles".
On ne saurait être plus clair. Cet extrait est en fait un excellent condensé de la pensée patronale. Les grévistes sont des "agitateurs externes à l’entreprise" et des "activistes politiques" menant des actions "particulièrement graves" (blocage des clients.) et "violentes" pour porter atteintes au respect de "nos actionnaires" qui c’est bien connu ont permis le "développement fulgurant de l’entreprise" et ne doivent subir ni "dénigrement, ni atteintes personnelles". Tout cela se terminant par un appel à la répression méthodique et à la criminalisation des salariés en lutte en les sanctionnant "par tous les moyens justifiés (pénaux, disciplinaire, financiers)".
Dimanche 10 mars, comme pour le McDo Saint-Germain la veille, le rassemblement pique-nique appelé à 15h par le comité de soutien devant la Fnac Champs-Elysées a fourni un prétexte à la direction pour fermer le magasin toute la journée.
Deux rassemblements, deux lock-out !
Le rassemblement s’est tout de même maintenu jusque vers 18h avec la présence de 80 personnes environ. Distributions de tracts aux (nombreux) passants, sandwiches, discussions entre grévistes et soutiens par une belle après-midi ensoleillée.
Un petit regret : l’absence de banderole et de mégaphone (en panne) rendait se rassemblement peu visible car noyé dans le flot considérable des passants.
13 février-13 mars : un mois de grève.
La solidarité financière avec les grévistes a fait l’objet d’un courrier/e-mail envoyé vendredi dernier par le comité de soutien à environ 250 adresses (syndicats, associations, partis politiques, individus.). Cet appel est bien sûr à relayer partout où c’est possible.
Rappelons que les chèques sont à libeller et à envoyer à l’Union Syndicale CGT Commerce, 67 rue de Turbigo - 75003 Paris, mention : " solidarité avec les grévistes de la FNAC " au dos du chèque.
Cet appel est relayé par un tract de soutien aux grévistes, tract signé "Collectif de solidarité avec les salariés de la Fnac en lutte". A noter qu’il existe maintenant des versions de ce tract en anglais, portugais, espagnol, italien, très utile dans les zones touristiques (et aussi les contacts internationaux).
Initiative de solidarité
Une commission s’est mise en place la semaine dernière pour explorer le plus rapidement possible la possibilité d’organiser une fête de soutien, dans le même esprit que celle que nous avions organisé à la Flèche d’Or.
Apparemment, rien de bien concret n’a avancé, tant pour les groupes que pour la salle (le patron de la Flèche était en vacances).
Contact : Gwennaël 06 61 89 58 98
Go Sport
Un préavis de grève avait été déposé par le syndicat FO dans les magasins Go Sport de 13 h à 17 h le samedi 9 mars et rendez-vous avait été donné devant le magasin du Forum des Halles. C’est la première fois qu’une grève se déroule dans cette entreprise.
90 grévistes (dûment comptabilisés) se sont donc retrouvés aux Halles et avec des salariés de McDo (Rivoli, Saint-Germain, Strasbourg Saint-Denis, Champs-Elysées) ainsi que le comité de soutien sont partis en manifestation spontanée dans le Forum des Halles. Arrêt et envahissement du McDo, puis d’un autre magasin Go Sport dans le deuxième Forum.
Puis la manif (150 personnes environ) est sortie dehors, s’arrêtant devant le Pizza Hut de la Place de la Fontaine des Innocents. Ensuite, direction le magasin Go Sport de la rue de Rivoli qui a été visité et enfin, manif jusqu’à la place de la République où se trouve le plus gros magasin : rassemblement, manif à l’intérieur.
Les revendications portent essentiellement sur les salaires, les tickets-restaurants et le 13è mois.
Dans cette chaîne, il y a beaucoup de CDD, d’étudiants et les salaires ne sont guère plus élevé que le SMIC.
Cette première grève a été un succès et les salariés entendent bien rééditer si la direction refuse de les entendre.
2/ Echos d’autres luttes
Emplois-jeunes
La manifestation du mardi 12 mars est à 14h30, devant le ministère de l’Economie et des Finances a rassemblé 150 personnes.
C’est peu mais c’est un début.
Deux éléments pour expliquer ce résultat modeste :
L’absence de lutte dans ce secteur : il y a un an, une manif nationale appelée par la CGT avait rassemblé 200 personnes dont aucune de la région parisienne.
Le sabotage de l’initiative par la CGT (notamment l’Union Régionale Ile-de-France) qui n’a pas déposé de préavis de grève dans les différentes structures de la fonction publique territoriale comme elle l’avait promis à plusieurs reprises aux représentant-e-s des collectifs emplois-jeunes. Résultat, beaucoup de jeunes n’ont pas osé quitter leur travail et certains collectifs (Ivry,.) ne se sont pas déplacés.
Néanmoins, cette première initiative a permis de prendre des contacts, y compris avec la province.
Rappel : Une AG des emplois-jeunes aura lieu le 28 mars à 19 h, à la Bourse du travail de Paris (3, rue du Chateau d’Eau, Métro République) afin de discuter et préparer un plan de mobilisation.
Contact : Amel (Saint-Denis et Hauts de Seine) 06 21 49 55 34 / Stéphane (Drancy et Seine Saint-Denis) 06 73 05 42 82 / Sylvain et Clotilde (Montigny et Val d’Oise) 01 39 78 57 98 / Médéric (Val de Marne) 06 23 78 31 64
E-mail : djeunes93@hotmail.com
3/ Mobilisations
McDo Strasbourg Saint-Denis
Appel le 20 mars
Les grévistes ont gagné et ont été réintégrés. Mais la décision des prud’hommes du 24 janvier dernier annulant les licenciements a été contestée par McDo / Smolik qui ont fait appel.
Cet jugement en appel interviendra le mercredi 20 mars, à 9h. Ce procès se déroulera au Tribunal de Grande Instance, Place du Palais (Métro Cité)
Il va de soi qu’il est absolument nécessaire d’être le plus nombreux possible à cette échéance car tout pourrait être remis en question si par malheur...
Le collectif de solidarité aux salariés de McDo en lutte sera donc présent aux côtés des ex-grévistes afin que la cour d’appel confirme le premier jugement. Il ne faut pas laisser la moindre chance à McDo de revenir sur cette victoire justifiée des salariés et ce serait une erreur d’être trop confiant, la Justice, en d’autres occasions, nous ayant très souvent habitué à de curieux retournements.
Le 20 mars 2002, à 9h. au TGI, il faudra être encore avec les McDo de Strasbourg Saint- Denis parce que la lutte n’est pas finie.
Disney
L’inauguration (au public) du deuxième parc EuroDisney aura lieu le samedi 16 mars.
Mardi 5 mars 200 salariés de la maintenance ont débrayé. Le mécontentement monte dans la partie restauration. Bref, cette ouverture se fait sans nouvelles embauches, dans un climat de très forte pression sur le personnel.
Un préavis de grève a été déposé par les syndicats pour le jeudi 14 mars.
Mercredi soir (la veille donc), les syndicats (sauf la CGT) a signé un accord avec la direction pour l’ouverture de négociations sur la mise en place d’une prime d’ancienneté, ceci afin d’éviter une grève appelée le jour même où commencent les fastueuses cérémonies d’ouverture du deuxième parc.
Les copains ont souligné la difficulté de mobiliser le personnel : peu de combativité du coté des syndicats, dispersion des salariés par catégorie (maintenance, restauration, animation..) et donc difficulté à organiser une AG, système de surveillance continuelle des salariés combatifs.
Pour les copains de Disney (de la CGT) qui ont été depuis le début aux côtés des salariés de McDo, il est absolument nécessaire que ce 16 mars ne se passe pas comme le souhaiterait la direction. Quelque soit le résultat de la grève du 14, il faut mobiliser les salariés et aussi informer les visiteurs qui le plus souvent ne soupçonnent pas ce qui se passe vraiment pour le personnel.
Le 16 mars, nous appelons à une manifestation à Disneyland Paris.
Nous serons à 11h à la gare de RER de Marne la Vallée.
Un départ collectif (opération gratuité des transports) est organisé depuis Paris. Rendez-vous à 10h, place de la Nation, devant l’entrée du RER coté Bd Voltaire.
Un tract devrait être prêt pour ce jour. Le réseau Stop-précarité aura également un tract.
4/ Presse
Articles dans le Parisien du dimanche 10/03, l’Huma du 11/03 (Go Sport/McDo/FNAC), le Monde du 15/03 (FNAC)
5/ Info
Une camarade de l’association H.I.J.O.S. (enfants des disparus de la dictature argentine) a demandé la présence d’un maximum de personnes à un "escrache" (acte de dénonciation) de France Telecom coresponsable de la faillite argentine.
Cet escrache a lieu jeudi 14 mars à 11h30 devant le siège de France Telecom, 6 place d’Alleray 75015 Paris, Métro Vaugirard, à l’appel de plusieurs organisations dont SUD PTT, H.I.JO.S, CALPA (collectif de solidarité avec la lutte du peuple argentin), FSE, JCR.
6/ Discussion
D’après le pointage fait par un copain, au moins 70 personnes sont passées à cette réunion. Les habituels (soutiens, salariés de McDo..), des nouveaux et puis une salariée (déléguée) de Go Sport et plusieurs grévistes de la Fnac Champs Elysées.
Une impression générale. Le comité semble victime de son "succès". De plus en plus de monde, des prises de parole très intéressantes de la part des grévistes, des infos sur l’évolution des conflits en court. Mais aussi des interventions trop longues sur des sujets extérieurs (Argentine) aux luttes sur lesquelles le comité a défini des priorités, des interventions politiques trop longues également menées par certains militants faisant ressortir les divergences et ne servant strictement à rien, et symétriquement un plus grand manque d’attention sur les échéances concrètes des mobilisations en cours (Disney, Saint-Germain.).
La réunion s’est terminée sur une espèce de discussion entre quelques personnes qui n’a pas amené grand chose qui n’ait déjà été dit sur le comité et ses perspectives. Impossible d’en faire un résumé. Les lignes qui suivent ont donc une part assez subjectives.
Ce qu’il faut en retenir :
Le comité ne doit pas disperser ses (faibles) forces dans toutes les sollicitations qui nous parviennent de plus en plus (participer à telle ou telle initiative de tel ou tel mouvement politique). Par ailleurs, le comité n’est pas assez homogène pour être représenté par qui que ce soit.
Le comité n’a de sens et n’existe que si des salariés en lutte font appel à lui et qu’il se créé un certain type de rapport basé sur l’échange et la solidarité.
Le rapport du comité avec les syndicats : les approches individuelles des uns des unes et des autres sont manifestement les plus diverses (de la critique du syndicalisme à sa défense, avec toute la gamme de positions intermédiaires et le choix de tel ou tel syndicat). Mais il est fondamental de rappeler qu’un collectif de solidarité n’a de raison d’être qu’en relation avec des salariés en lutte qu’ils soient syndiqués dans telle ou telle organisation ou non syndiqués. Le collectif n’a pas pour objectif de se substituer aux organisations syndicales (et de toute manière il n’en a ni les moyens ni la légitimité) ni d’en choisir une plus que les autres. Il n’a donc pas de "positions" sur ce sujet mais ne peut que dresser des constats dans des situation précises. Il se bat donc dans l’unité maximale avec des salariés et des syndicats qui le souhaitent par rapport à des besoins réels, précis et ponctuels (répression, luttes.).
Dans le même ordre d’esprit, le comité n’a pas de "revendications" qui lui soient propres mais il se fait l’écho de celles des salariés qu’il a décidé de soutenir.
Le comité ou collectif a une finalité concrète, pratique et n’est pas un forum ou une agora politique où chaque groupe ou parti ou syndicat vient défendre des positions d’ordre général et même tenter de récupérer quelque chose de cette expérience.
Le comité est un lieu ouvert, fonctionnant en assemblée. Il est donc tentant pour de nombreuses personnes de venir y faire des propositions de toutes sortes. Mais le comité de soutien, s’il veut continuer à exister comme tel, doit se recentrer sur ses priorités (McDo, EuroDisney, restauration rapide, commerce.) et sur des discussions et décisions d’ordre pratique (rédaction d’un tract, définition d’une intervention, moyens matériels et financiers).
Les discussions "de fond" ont pour conséquence inévitable de faire ressurgir les divergences, les oppositions politiques entre les membres du comité et de nuire à son fonctionnement. Rien n’empêche de mener ces "débats de fond" mais ceux-ci doivent alors être organisés à un autre moment que lors des réunions régulières du comité (qui a un ordre du jour déjà bien chargé dans un temps très limité). Il y a à ce sujet une proposition d’"Université ouvrière" pour cet été, pour aller un peu dans ce sens d’un débat plus en profondeur.
7/ Prochaine réunion
Le syndicat CGT Commerce de Paris nous a fait savoir (oralement) que la décision d’interdire au comité de soutien l’utilisation des locaux de la Bourse du travail de la rue de Turbigo avait été une "erreur". Et pour bien le montrer, ils acceptent de réserver la grande salle de la Bourse pour les prochaines réunions.
Qu’on se le dise donc. Prochaine réunion, mercredi 20 mars à 18h30 à la Bourse, 67 rue de Turbigo, 75003 Paris (métro Arts et Métier ou Temple).
8/ Agenda
Prochaine réunion, mercredi 20 mars à 18h30 à la Bourse, 67 rue de Turbigo, 75003 Paris (métro Arts et Métier ou Temple).
Rappel des dates importantes :
Vendredi 15 mars, 18h McDo Saint-Denis (contre la répression et les menaces de licenciements).
Samedi 16 mars, 11h Eurodisney (RER Marne la Vallée). RdV Place de la Nation à 10h. (entrée RER coté Bd Voltaire)
Mercredi 20 mars, 9h, TGI Cour d’Appel. Appel de Smolik/McDo contre la réintégration des 2 de Strasbourg Saint-Denis.
Mercredi 27 mars, 13h, Conseil des Prud’hommes (Rue Louis Blanc) aux côtés de Latifa (déléguée CGT de Maxi-Livre).
PS : Mémoire d’une lutte (projet éditorial).
Quelques personnes du comité de soutien se sont vues récemment et réfléchissent à un projet de livre sur la grève des McDo. Si ce projet ce confirme, nous solliciterons beaucoup de monde (ex-grévistes, salariés d’autres McDo, membres du comité de soutien) pour des interviews dans les semaines qui viennent.
Pour mener à bien ce projet, nous avons besoin de 3 types de sources complémentaires :
1) Nous sommes à la recherche de photos, qu’elles aient été prises par des professionnels ou par des "amateurs".
2) Nous sommes également à la recherche d’articles de la presse régionale ayant traité ce conflit peu commun.
3) Nous demandons à toutes les personnes vivant hors de Paris/région, c’est à dire en "province" et hors de France, de nous faire savoir quelles ont été les réactions, les échos de cette lutte dans leur région, leur ville, leur pays.
Pour tout contact sur ce projet : Bernard 06 19 72 88 89 / Jeff : 06 83 04 18 60 / Claude : 06 62 52 55 80