EuroDisney
Rassemblement du samedi 16 mars
Le samedi 16 mars, à l’occasion de l’ouverture du deuxième parc, le collectif de soutien avait appelé à un rassemblement à EuroDisney pour dénoncer les conditions de travail, les salaires, la répression syndicale et le climat général régnant sur ce site.
Une soixantaine de personnes se sont retrouvées devant les entrées.
2 banderoles déployées, dont une faite pour l’occasion : " Bienvenue à Precarity-Land ",
plusieurs milliers de tracts distribués car il y avait beaucoup de monde,
dans l’ensemble bon accueil de la part des visiteurs.
quelques salariés sont venus et sont restés avec les manifestants.
La direction de Disney a du avoir peur car rapidement, 6 cars de CRS se sont pointés et un cordon d’hommes en armes s’est déployé, donnant une visibilité supplémentaire au rassemblement.
A noter que les copains délégués qui à un moment donné ont voulu entrer sur le site en ont été empêchés par la police à la demande de Disney. Où l’on voit une fois de plus la collusion totale de l’Etat avec Disney dans des pratiques complètement illégales et qui s’ajoute, entre autre, au refus systématique des flics du coin d’enregistrer la moindre plainte contre cet employeur.
Samedi, aucun syndicat n’avait appelé à la grève, ce qui explique la très faible présence de salariés sur cette action. Le mercredi soir précédent en effet, tous les syndicats (sauf la CGT) avait accepté de ne plus appeler à la grève prévue pour le lendemain en échange de la promesse d’ouverture de négociations à partir du mardi suivant sur la mise en place progressive d’une prime d’ancienneté. Grâce à l’accord de l’intersyndicale, la direction est ainsi parvenu à empêcher une grève sans rien céder puisqu’il semble qu’elle entend entamer un processus de négociation étalé sur une année ( !) avec une vague proposition de prime à partir de 5 ans de présence, puis peut-être une deuxième à partir de 10 ans, etc.
Le jeudi, plus d’une centaine de salariés se sont tout de même rassemblés sur le site et pour la première fois une manif s’est déroulé à l’intérieur du parc.
L’action de samedi s’est faite sans qu’il y ait une mobilisation des salariés ce jour-là. C’est sans doute son aspect le plus critiquable.
Critique à nuancer car :
depuis plusieurs semaines, il y a eu des mouvements sporadiques sur le site. Dans le secteur de la restauration il y a deux mois environ. Salariés de la maintenance il y a quinze jours. A noter que la direction s’est empressée de filer quelques augmentations individuelles à ceux de ces salariés qui s’étaient mis en avant lors de ce dernier conflit.
l’action a eu un certain impact médiatique (France2, France3, Arte, Le Parisien) ce qui n’est pas négligeable sur l’image de Disney.
l’action a permis de toucher directement plusieurs milliers de visiteurs
elle a également eu un retentissement auprès des salariés et a été très bien vécue (certains ont regretté de ne pas être venus).
La direction réagit
Mais cette (petite) action n’a semble-t-il pas du tout plu à la direction de Disney qui n’a pas tardé à réagir comme à son habitude par des mesure de répression.
Les trois délégués CGT présents à cette action viennent de recevoir différents courriers.
Nordine, une lettre de destitution de son mandat de délégué au CHSCT
Abdoulaye, une lettre lui reprochant d’être un salarié peu fiable et un délégué qui outrepasse ses fonctions
Karim, une procédure de licenciement (au bout de 6 mises à pied)
A suivre
McDo Saint-Germain
Si la direction est revenue sur la procédure de licenciement contre Rachid, elle poursuit ses entretiens préalables contre les deux salariées (l’une hier, l’autre aujourd’hui) qui rappelons-le sont réprimées pour leur combativité et la solidarité qu’elles ont toujours manifesté envers leurs camarades de Strasbourg-Saint-Denis.
Depuis une douzaine de jours, les salariés en lutte de ce McDo multiplient les actions de blocage aux heures des rushes. Ces actions sont menées par ceux et celles qui ne travaillent pas à ces heures là et permettent ainsi de faire payer l’entreprise par une chute du chiffre d’affaire et de ne pas coûter un rond aux salariés puisqu’ils "travaillent".
Cette méthode de lutte a fini par énerver la direction. Mercredi dernier, le directeur est venu dans le restaurant et a été gentiment mais fermement raccompagné à la sortie par les grévistes qui lui ont fait savoir qu’il devait revenir qu’à la condition d’avoir pris la décision d’arrêter les poursuites contre les salariés. De dépit, le directeur a lancé à un délégué : "Tu ne gagneras pas, je te le promets !"
Vendredi dernier 15 mars, un rassemblement était prévu à 18 heures à l’appel du collectif de soutien. Mais à l’heure dite, le restaurant était fermé (décidément !). Officiellement à cause d’une panne d’électricité : comique quand on sait qu’il y avait de la lumière à l’intérieur.
La direction veut interdire la grève !
A ce stade, la direction semble choisir le début d’une contre-offensive par rapport à la grève elle-même. Onze salariés sont convoqués vendredi 22 mars à 14h au TGI de Paris pour grève "illicite" (car ne portant pas sur des revendications salariales mais contre des sanctions) et entrave.
La direction demande l’arrêt des blocages sous peine d’une astreinte de 1000 euros par jour et par salarié et l’expulsion par la police au nom de l’atteinte à la liberté du commerce et de la libre circulation des marchandises !
Les salariés appellent ceux et celles qui peuvent à venir au TGI vendredi à 14h.
Rassemblement de soutien samedi 23 mars, à 11 h
Les salariés de Saint-Germain organisent une assemblée générale samedi matin prochain, soit le lendemain du procès, pour décider de la suite à apporter à leur mouvement.
En accord avec eux et à leur demande, nous appelons à un rassemblement à la même heure, samedi 23 mars à 11 heures.
Pour que ça ne se passe plus comme ça chez McDonald’s !
Ça bouge chez McDo
Pendant 4 jours, du vendredi 15 au lundi 18 mars, une grève totale a paralysé un McDo (appartenant à un franchisé possédant 3 autres restaus) situé à Joinville le Pont. La totalité des 45 salariés a participé à ce mouvement et ils ont obtenus un prime de 50 • et des chaussures de sécurité.
Procès en appel des 2 réintégrés
Rien de bien nouveau à ce procès. L’avocate de McDo n’a apporté aucun élément nouveau par rapport à ce qu’elle avait déjà plaidé au Prud’hommes. Les salariés ne sont toujours pas des personnes adultes mais des jeunes manipulés par des "activistes politiques extérieurs", elle dit avoir les "preuves" (dans une malette !) qu’ils ont bien volé, etc La défense des salariés s’est attachée à démonter le mécanisme répressif de la direction du McDonald’s et à démontrer une fois de plus l’impossibilité matérielle des accusations dont les salariés ont fait l’objet, les témoignages à charge bidons et douteux, etc
Délibéré : le 23 mai.
Réouverture de Strasbourg Saint-Denis
Lundi 25 mars le McDo Strasbourg Saint-Denis réouvre ses portes après 115 jours de grève et plus de 3 semaines de travaux. Les salariés sont convoqués dimanche pour une réunion de reprise du travail.
24 octobre-25 mars : 5 mois se sont écoulés, 5 mois au cours desquels beaucoup de choses ont changé : la plus longue grève menée dans cette chaîne multinationale, 115 jours de bagarre, difficile, dans un rapport de force au début complètement en faveur de McDo et dans une entreprise connue pour ne jamais rien céder devant les revendications de ses salariés. Une lutte qui est maintenant mondialement connue (nous continuons de recevoir des lettres d’encouragement des USA, de Grande Bretagne, d’Australie, du Canada, d’Espagne) dans les milieux syndicaux (et politiques) les plus divers. Deux ex-grévistes terminent une tournée aux USA à l’invitation d’une coalition syndicale de travailleurs agricoles (immigrés) de Floride qui les a mené jusqu’en Californie (à Chicago, ils ont bloqués un McDo !).
Une lutte de 115 jours qui réveillé des envies de lutter dans d’autres restaurants de cette chaîne, dans d’autres entreprises de la restauration rapide (Quick, Pizza Hut), du commerce (FNAC, Go Sport).
Le lundi 25 mars, nous serons également de cette inauguration. A 11 heures comme d’hab’. Pour aller saluer les grévistes, pour leur dire une fois de plus, bravo. Nous serons là aussi pour dire aussi à leur patron Smolik et à McDo France que nous sommes toujours prêt à nous mobiliser si jamais ils s’avisaient du moindre geste de représailles, pour dire aussi qu’à Strasbourg Saint Denis comme à Saint-Germain, il y a une seule lutte et qu’elle continue.
Lundi 25 mars, à partir de 11h, ceux et celles qui peuvent sont invité à venir nombreux dire une fois de plus : "ça ne se passera plus comme ça chez McDonald’s".
Pizza Hut
2 jours de grève à Levallois
Vendredi et samedi derniers, le Pizza Hut de Levallois a été paralysé par une grève. Motif : la levée d’une sanction prise par la nouvelle directrice contre une employée.
Flics, huissiers ont été aussitôt appelés. Le superviseur s’est déplacé et a du discuter un à un avec les grévistes pour leur faire reprendre le boulot le deuxième jour.
A Drancy, Le Pizza Hut est en grève depuis une semaine, mais là c’est contre le licenciement du directeur. On n’en sait pas plus
PizzaHut contre Abdel.
Abdel, délégué CGT de Pizza Hut et animateur du collectif CGT de la restauration rapide (et du collectif de soutien) a été mis en examen pour diffamation suite à une plainte déposée par la direction de sa boîte. Dans un tract, il accusait la direction de PizzaHut d’être responsable de la mort d’un livreur dans un accident de la route à cause du mauvais état des mobylettes utilisées dans cette entreprise.
Le procès aura lieu le 4 avril à 9 heures du matin, au TGI, à la 2ème Chambre correctionnelle.
FNAC
Champs Elysées.
Vendredi 15 mars, les salariés des Champs Elysées ont voté la reprise du travail après une grève de plus d’un mois (début le 13 février). Ils et elles ont gagné :
45 euros 73 (300F) d’augmentation générale pour touis
30 euros (200F) de prime mensuelle de pénibilité
une majoration des heures de nuit portée à 60% au lieu de 50%
soit au total pour un temps complet une augmentation de 97 euros (635 F) brut.
A cela s’ajoute le paiement des taxis pour les salariés quittant à minuit.
Les grévistes n’ont pas gagné sur le statut unique ("travail égal, salaire égal") avec les autres FNAC mais ils s’en sont nettement rapprochés. Rappelons qu’il y a encore une semaine, la direction s’en tenait aux 80 F /mois (augmentation des heures travaillées les dimanches).
Pour les grévistes, il s’agit d’une victoire. Bien sûr pas une victoire totale (ils auraient préféré céder à 800 F) mais un sacré recul de la direction de la FNAC, qui n’a pas augmenté les salaires depuis 9 ans, qui a créé 9 entités juridiques distinctes pour contourner les acquis obtenus de longue date dans les FNAC parisiennes historiques, qui ne veut entendre parler que d’augmentations individuelles au mérite.
Recul de la FNAC parce que cette lutte commençait à prendre des proportions inquiétantes : pique-niques de soutien et blocages les dimanches, jour de grande affluence, manif de solidarité sur les Champs Elysées avec les salariés du commerce (Virgin, McDo), écho médiatique, extension de la grève et des blocages aux autres établissements de la FNAC (magasins parisiens, centres d’approvisionnement, magasins de province) car les syndicats avait fait de la résolution de ce conflit la condition préalable pour entamer les revendications annuelles sur les salaires.
A partir de mercredi 20 mars, ces négociations doivent reprendre.
Manif
Mardi 19 mars, une manifestation contre la direction de PPR était appelée par la CGT à laquelle s’était rallié les autres syndicats (FO, SUD, CNT).
Trois à quatre cents personnes se sont donc retrouvées devant le siège du groupe, square Bergson. Il y a là beaucoup de salariés de la FNAC (et notamment des Champs Elysées) et aussi des grévistes de La Redoute de Roubaix, en grève depuis 4 semaines. La direction refuse de recevoir une délégation sur le thème : les négociations se font dans chaque entités.
Les manifestants sont déçus et un peu en colère. Quelques *ufs atterrissent sur les fenêtre du bâtiment et la porte d’entrée de l’immeuble résiste. Mais, à 200 mètres de là, un autre bâtiment du groupe PPR semble plus accessible.
Rapidement, les manifestants s’en rapprochent. Les 2 portes coulissantes cèdent facilement et une centaine de manifestants pénètrent dans l’édifice et investissent tranquillement les étages. Service juridique, service du "Développement social" (ce qui fait beaucoup rire les manifestants). Quelques dossiers volent dans la rue. Tout se passe bien.
Un quart d’heure plus tard les visiteurs ressortent et la manif se dirige vers le "magasin le plus proche" : ce sera la FNAC Saint-Lazare qui, à l’arrivée des manifestants, ferme les rideaux de fer des portes d’entrée. Les salariés et clients sont enfermés !!!
Maxi-Livre
Latifa passe aux Prud’hommes le 27 mars prochain. C’est pour contester un avertissement qui s’inscrit dans une trop longue histoire de harcèlement, d’intimidation, de vexations et de répression. Elle sera défendue par Bernard, de la CGT Maxi-Livre également, et du collectif de soutien.
Le colectif de soutien a décidé d’appuyer la démarche de Latifa par l’envoi massif si possible, soit par courrier, soit par fax, soit les deux, d’une lettre que chacun/chacune peut signer (et pourquoi pas faire signer). Le texte de cette lettre figure à la fin du message.
Un "copier/coller" de cette partie du message, une impression et le tour est joué.
Infos rapides
Ariège
Deux salariés de McDo et un militant de la CGT Commerce sont allé rencontrer une association qui s’est battue contre l’ouverture d’un McDo à Saint-Girons, en Ariège.
Cette association s’est battues semble-t-il avec l’appui de la mairie en exigeant que celle-ci ne donne pas son autorisation. Mais McDo a menacé de porter l’affaire sur le plan juridique en faisant jouer la carte de la discrimination. Finalement le McDo se construit et ouvrira ses portes en juin prochain.
L’association avait cherché à contacter les grévistes de Strasbourg Saint-Denis pour connaître et faire connaître la lutte. Finalement, après discussion sur savoir s’il faut s’opposer à l’implantation de McDo ou se battre à l’intérieur il est apparu une grande convergence entre les opposants ariégeois et les salariés ex-grévistes : ces luttes ne sont pas contradictoires si on les articule à partir du moment où un restau existe et donc qu’il y a des salariés qui s’y font exploiter. Résultat : tout sera fait pour que rapidement une section syndicale soit créée dans ce nouveau McDo.
Monoprix
Suite à une erreur du syndicat du Commerce CGT de Paris qui a désigné une déléguée syndicale alors qu’il lui manque 3 mois d’ancienneté pour y avoir droit, une salariée du Monoprix Ordener (18ème) se retrouve en procédure de licenciement.
Le motif invoqué : elle aurait emporté chez elle des produits frais arrivés à la date limite. Pratiques très courantes semble-t-il et qui se font souvent avec l’accord tacite des chefs de rayon et de la direction des magasins. Dans ce cas précis, la salariée en question a été fortement incitée à le faire par sa chef puis dans un deuxième temps a été dénoncée par une autre salariée. Bref, ça sent fortement la machination, et les pratiques habituelles pour se débarrasser de quelqu’un.
Le camarade de l’US Commerce pense qu’il faudra se mobiliser fortement car le rapport de force n’est pas du tout en faveur de la salariée.
Monoprix appartient au groupe Galeries Lafayette.
A suivre
Initiative de mobilisation
Le samedi 13 avril, une manifestation est organisée à l’appel de plusieurs associations de chômeurs, précaires, lutte sur le logement, de solidarité, syndicats,etc. afin d’essayer de faire entendre la voix des "sans" (logement, revenus, travail, terre, droits, dignité) et des victimes de la répression patronale, policière, sécuritaire dans le concert insipide de la campagne électorale.
On en reparlera
Initiative de solidarité
Le collectif de solidarité avait décidé d’organiser dès que possible une fête de la solidarité.
Pour recueillir des fonds afin de soutenir les grévistes de la FNAC et d’ailleurs, pour fêter la victoire de Strasbourg Saint-Denis, pour faire se rencontrer salariés en lutte, précaires, soutiens et donner une expression festive à cette volonté de lutter tous ensemble que les récents conflits ont fait ressurgir.
La salle et la date ont été trouvées (mais restent à confirmer).
Ce sera le mardi 9 avril, salle des Métallurgistes, rue JP Timbaud (11è), de 18 à 23 heures.
Mettez d’ores et déjà une option sur cette date. Des précisions dès la semaine prochaine.
Agenda
Samedi 23 mars, 11 h.
Rassemblement de soutien aux grévistes de Saint-Germain.
Lundi 25 mars, à partir de 11 h (si vous venez à midi, c’est pas grave)
Célébration de la réouverture du McDo Strasbourg Saint-Denis.
Mercredi 27 mars, 13h,
Conseil des Prud’hommes (Rue Louis Blanc) aux côtés de Latifa (déléguée CGT de Maxi-Livre).
Jeudi 28 mars 19 h.
AG des emplois-jeunes à la Bourse du Travail, 3 rue du Château d’Eau (Métro République)
Jeudi 4 avril, 9 h, TGI, 2ème chambre
Procès en diffamation de Pizza Hut contre Abdel
Mardi 9 avril (sous réserve de confirmation), à partir de 18 h.
Fête de la solidarité, à l’initiative du collectif de soutien aux salariés de McDo, FNAC, EuroDisney en lutte
Lettre de soutien à Latifa à faxer à la direction de Maxi-Livre ou à envoyer par courrier (Fax direction 01 43 25 73 26)
Collectif de soutien aux salarié(e)s du commerce (McDo, FNAC, Pizza-Hut,Virgin, Disney)
A l’attention de Monsieur Chambon Société Maxi-Livres 60, rue St André des Arts 75006 Paris
Paris, le 21 mars 2002
Monsieur,
Face à vos agissements (répression syndicale, harcèlement moral), commis à l’encontre de Madame Latifa Abed, de Madame Annie Chemin, de Monsieur Bernard Hasquenoph, délégués élus CGT, nous tenons à vous signaler que nous nous sommes constitués en comité de soutien, pour faire respecter et défendre ces élus contre vos pratiques.
Sachez que nous serons vigilants pour tout ce qui concerne ces personnes et que nous ferons en sorte de faire respecter le droit du travail et syndical dans vos différents magasins.
Collectif de solidarité avec les salariés en lutte
AARRG, AC !, les Alternatifs, Alternative libertaire, ATTAC-Sorbonne, CGT ((Collectif CGT de la restauration rapide, BHV, Spectacle, FIAP, Louvre, Disney, IBIS-Groupe ACCOR, Pizza Hut, Maxi-Livres, Mc Do Champs Elysées, Saint-Germain, Saint-Denis, Correcteurs), Confédération nationale du travail 95, Comité MRAP VIIe-XIIIe, Compagnie Jolie Môme, Coordination Nationale des Sans-Papiers, Coordination des Travailleurs Précaires, COSIMAPP, Droit au Logement, Droit Devant !, Fédération anarchiste groupe Louise Michel, Fédération syndicale étudiante, Gauche révolutionnaire, G10-Solidaires, Jeunesse Communiste Paris, Jeunesse Communiste Révolutionnaire, Jeunes Verts, Ligue communiste révolutionnaire, Lutte Ouvrières, Marches Européennes contre le chômage, Organisation Communiste Libertaire, Parti Communiste Français, Réseau Stop-Précarité, SCALP-Reflex, Vamos, Les Verts Paris, Voie prolétarienne/Partisan, ainsi que de nombreuses personnes à titre individuel