Une mission civile s’est rendue le 27 mars en Palestine pour célébrer la
Journée de la Terre et témoigner de sa solidarité avec la lutte du peuple
palestinien.
Ces 78 citoyens, des Français conduits par José Bové, des Suisses, et trois représentants de Via Campesina, Mario Lill du mouvement des sans terre brésilien, Doris Hernandez, députée au Honduras et l’espagnol Paul Nicholson, et des centaines d’autres citoyens d’Italie, de Belgique, d’Espagne et d’autres pays, ont décidé hier soir le 28 mars, de se rendre volontairement à Ramallah assiégée et menacée d’occupation. Ils ont manifesté devant les locaux de l’Autorité palestinienne, et ont annoncé ce matin qu’ils ont décidé de rester sur place à Ramallah tant que l’offensive israélienne continue.
Écœurés par la lâcheté des gouvernements européens qui ferment lâchement les yeux, ces hommes et ces femmes se sont rendus dans les territoires occupés pour dénoncer la politique de terreur mise en place par le gouvernement d’Ariel Sharon. Parfaitement conscients du danger, ils sont actuellement
bloqués dans un hôtel de Ramallah à trois cent mètres du QG de Yasser
Arafat, entourés de chars israéliens.
Il est symptomatique qu’une fois de plus la société civile soit contrainte
de prendre des risques démesurés pour pallier au manque de courage de hommes
politiques. Les injonctions et les communiqués de presse émanant du Quai
d’Orsay ne sont en aucun cas une réponse adaptée à la gravité extrême de la
situation Le Président et le gouvernement de la République doivent
intervenir de toute urgence pour exiger :
L’envoi d’une force internationale des Nations-unies pour assurer la
sécurité des populations et rétablir l’ordre.
Le retrait total et inconditionnel de l’armée israélienne des territoires
palestiniens occupés.
La reprise des négociations entre l’État israélien et l’Autorité
palestinienne.
Jean-Marc Desfilhes
Animateur Conf’