Plus de 40 jours après leur arrestation, Victor Quentin, Roman Pokorski, Alex Boissonneault, Mario Bertoncini et Serge Vallée, les cinq prisonniers politiques du Mouvement Germinal, ont enfin été libéré sous caution aujourd’hui. En effet, ce matin un juge de la cour supérieure a renverser l’ordonnance de détention préventive, jugeant que les cinq militants ne constituaient pas un danger pour la société, qu’il y avait peu de chance, le Sommet une fois terminée, qu’ils commettent d’autres "crimes" et que leur libération ne donnerait pas une mauvaise image de la justice (au contraire !).
Ceci dit, le juge ne les as pas juste libéré comme ça, il y aussi des conditions, et c’est là que le bât blesse. En effet, en plus de devoir "avoir une bonne conduite" et de s’engager à "garder la paix", les militants se sont vu imposer une interdiction de communiquer entre eux ce qui, non seulement posera des problèmes graves pour s’assurer une défense "pleine et entière", mais est carrément abusif quand l’on sait que trois des cinq vivent ensemble...
À cette condition qui réussi là ou la prison avait échouée, c’est à dire "casser la solidarité du groupe" et isoler chacun des membres, s’ajoute l’obligation de se rapporter à l’agent Santori de la SQ (le même qui a mené l’opération d’infiltration, non, mais, faut être baveux) à toutes les deux semaines et d’observer un couvre-feu de 21h à 7h ! Finalement, les parents des prisonniers ont dû s’engager à verser 10 000 $ à l’État si jamais leurs fils ne respectent pas leurs conditions (un pensez-y bien !).
Nicolas Phébus
Pour en savoir plus :
http://www.ainfos.ca/fr/ainfos01771.html
http://www.ainfos.ca/fr/ainfos01796.html